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Extra
   
L'ambre et le Copal

Gecko

L'ambre

L'ambre est un processus de fossilisation qui mérite d'être mentionné. C'est l'inclusion de vertébrés ou d'invertébrés de petite taille dans la résine de Conifères qui s'est trouvée fossilisée et à laquelle on a donné le nom d' "ambre". Ce processus a permis de retrouver des exemplaires d'Arachnides, d'Insectes, de Fourmis et de bien d autres animaux qui vivaient dans les forêts, tous dans un état de conservation parfaite ! Les plus beaux gisements d'ambre sont ceux de la Baltique et de la Roumanie, qui remontent à l'Oli-gocène. Tout récemment, on a découvert un gisement d'âge Miocène dans l'île de Saint-Domingue, et, enfin, il faut signaler les gisements italiens de Sicile et des Apennins.


Araignée

Le Copal
Le copal est de la résine fossilisée qui se trouve essentiellement en Inde et en Afrique. Il est effectivement proche de l'ambre, mais pour la plupart des cas  plus clair...
"Copal" signifie "encens" et est un terme issu du nahuatl. Les cultures indigènes du Mexique s'en servaient lors de la célébration de rituels religieux. Mais c'est en Afrique que se trouvent les gisements les plus importants du monde.


Copal de Madagascar
Copyright : Wikipedia

Différences entre ambre et copal

La différence entre des deux matériaux (même si les gisements de copal sont tout de même récents) provient des plantes qui ont secrété la résine.
Ce sont des
plantes légumineuses et plantes à fleurs (angiospermes) pour le copal et les pins (plantes gymnospermes) pour ce qui est de l'ambre. Le copal est généralement soluble dans l’alcool alors que l’ambre ne l’est pas. Gérénarlement le copal est de couleure "jaune champagne" alors que l'ambre est plus foncée.

Peau de reptile dans l’ambre crétacé de France

La découverte de vertébrés ou restes de vertébrés dans l’ambre reste exceptionnelle. Ce type de restes correspond généralement, soit à des plumes isolées, soit à des fragments de peau. Dans ce dernier cas, les quelques spécimens découverts à ce jour proviennent des ambres crétacés du Liban [1] et du Myanmar [5], de l’ambre éocène de la Baltique [3] et de l’ambre oligomiocène de République dominicaine [2,4,6,15]. Les deux fragments de peau décrits ici proviennent de l’ambre des sables lignitifères de l’Albien terminal d’Archingeay–Les Nouillers (Charente-Maritime, Sud-
Ouest de la France) [8], qui sont érosifs sur les calcaires marins du Tithonien [7].



Ces deux fragments, d’aspect identique et fossilisés dans un même morceau d’ambre, sont très probablement issus d’un même individu. Les structures observées indiquent qu’il s’agit d’une peau de reptile. La préservation en deux fragments pourrait signifier qu’il s’agit des restes d’une mue. La nature très fragmentaire de cette peau limite les conclusions quant à l’attribution systématique précise de ce fossile. Toutefois, compte tenu de la géométrie des écailles (Figs. 1–2), ce matériel est clairement différent des fragments de peau reptilienne découverts dans les ambres crétacés moyens du Liban et du Myanmar. Par ailleurs, les seuls
squamates connus par des restes squelettiques dans l’Albo-Cénomanien charentais se résument à un serpent marin côtier, Simoliophis, et un lézard également marin, Carentonosaurus [9,13,16,17].





La présence des fragments de peau dans un ambre typique d’une forêt araucarienne [10,11] ne permet d’attribuer ces restes à l’un ou l’autre de ces taxons de squamates marins que s’ils vivaient en domaines littoraux ou de mangroves,
susceptibles d’exposer leurs mues aux résines des Araucarias. La découverte d’inclusions d’origine marine est surprenante dans de l’ambre, mais pas impossible, comme l’ont déjà montré Perrichot et al. [18], avec la description de punaises aquatiques marines de la famille Gerridae dans le même gisement d’ambre. Il n’est pas exclu que cette peau appartienne à un lézard ou à un serpent encore inconnu. La présence de peau dans l’ambre implique des conditions de piégeage particulières. S’il s’agit bien d’une mue, deux mécanismes peuvent expliquer la fossilisation
de cette peau dans l’ambre de Charente- Maritime. Soit des restes de la mue ont été englués par de la résine tombée directement au sol, soit le reptile
avait encore des fragments de cette mue attachés au corps et se serait frotté à de la résine coulant le long d’un arbre. L’état de dégradation avancé des fragments de peau s’accorderait plutôt avec la première hypothèse, confirmant l’observation de Perrichot [10,11] sur la forte proportion d’ambre de litière pour le gisement albien d’Archingeay–Les Nouillers. Les autres inclusions fossilisées dans le morceau d’ambre avec la peau
sont d’ailleurs abondantes dans la litière des sols de forêts (acariens, thysanoptères, strepsiptères). Les peaux découvertes dans différents ambres depuis quelques années demeurent des témoignages uniques de la biodiversité passée, notamment pour le Crétacé, qui constitue une période charnière dans l’évolution des dinosaures, des oiseaux et des squamates [12,14].


References

[1] E.N. Arnold, D. Azar, I. Ineich, A. Nel, The oldest reptile in
amber: a 120-million-year-old lizard from Lebanon, J. Zool.
Lond. 258 (2002) 7–10.
[2] W. Böhme, Erstfund eines fossilen Kugelfingergeckos
(Sauria: Gekkonidae: Sphaerodactylinae) aus Dominikanischem
Bernstein (Oligozän von Hispaniola, Antillen), Salamandra
(Frankf.) 20 (1984) 212–220.
[3] M. Borsuk-Bialynicka, M. Lubka, W. Böhme, A lizard from
Baltic amber (Eocene) and the ancestry of the crown group
lacertids, Acta Paleontol. Pol. 44 (1999) 349–382.
[4] K. de Queiroz, L.-R. Chu, J.B. Losos, A second Anolis lizard
in Dominican amber and the systematics and ecological morphology
of Dominican amber Anoles, Am. Mus. Novit. 3249
(1998) 1–23.
[5] D.A. Grimaldi, M.S. Engel, P.C. Nascimbene, Fossiliferous
Cretaceous amber from Myanmar (Burma): its rediscovery,
biotic diversity, and paleontological significance, Am. Mus.
Novit. 3361 (2002) 1–71.
[6] J.D. Lazell,An Anolis (Sauria, Iguanidae) in amber, J. Paleontol.
39 (1965) 379–382.
[7] P. Moreau, Analyse de la transgression cénomanienne sur la
bordure nord-occidentale du Bassin de l’Aquitaine, Géol. Fr. 1
(1996) 3–16.
[8] D. Néraudeau, V. Perrichot, J. Dejax, E. Masure, A. Nel,
M. Philippe, P. Moreau, F. Guillocheau, T. Guyot, Un nouveau
gisement à ambre insectifère et à végétaux (Albien terminal
probable) :Archingeay (Charente-Maritime, France), Geobios
35 (2002) 233–240.
[9] D. Néraudeau, R. Allain, V. Perrichot, B. Videt, F. de Lapparent
de Broin, F. Guillocheau, M. Philippe, J.-C. Rage,
R. Vullo, Découverte d’un dépôt paralique à bois fossile,
ambre insectifère et restes d’Iguanodontidae (Dinosauria,
Ornithopoda) dans le Cénomanien inférieur de Fouras
(Charente-Maritime, Sud-Ouest de la France), C. R. Palevol. 2
(2003) 221–230.
[10] V. Perrichot, Environnements paraliques à ambre et à végétaux
du Crétacé nord-aquitain (Charentes, Sud-Ouest de la France),
thèse, université Rennes-1, 2003, 210 p. (inédit).
[11] V. Perrichot, Early Cretaceous amber from south-western
France: insight into the Mesozoic litter fauna, Geol. Acta 2
(2004) 9–22.
[12] J.-C. Rage, H. Cappetta, Vertebrates from the Cenomanian,
and the geological age of the Draa Ubari fauna (Lybia), Ann.
Paléontol. 88 (2002) 79–84.
[13] J.-C. Rage, D. Néraudeau, A new pachyostotic squamate reptile
from the Cenomanian of France, Palaeontology 47 (2004)
1195–1210.
[14] J.-C. Rage, F. Escullié, Le Cénomanien : étage des serpents
bipèdes, Carnets Géol./Notebooks Geol. 1 (2003) 1–11.
[15] O. Rieppel, Green anole in Dominican amber, Nature 286
(1980) 486–487.
[16] R.Vullo, D. Néraudeau, B.Videt, Un faciès de type falun dans
le Cénomanien basal de Charente-Maritime (France), Ann.
Paléontol. 89 (2003) 171–189.
[17] R. Vullo, D. Néraudeau, H. Cappetta, Un nouveau gisement à
vertébrés continentaux et littoraux dans le Cénomanien
inférieur de Fouras (Charente-Maritime, France), C. R.
Palevol. 4 (102) (2005).
[18] V. Perrichot, A. Nel, D. Néraudeau, Gerromorphan bugs from
the Lower Cretaceous amber of France (Insecta: Heteroptera:
Gerromorpha): description of the first representative of Gerridae,
phylogenetic and paleoecological remarks, Cretaceous
Res. (2004) in press.
51 V. Perrichot, D. Néraudeau / C. R. Palevol 4 (2005) 47–51