Ici sont présentées les archives concernant les actualités par rapport à la Paleontologie.

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Voici la rubrique indispensable si vous voulez être tenu au courant des toutes dernières actualités ne concernant pas seulement les dinosaures, mais toute la paléontologie en général. Des articles vous seront présentés avec un maximum d'informations. Bonne lecture !



Deux nouveaux dinosaures (18/08/07)
Suzhousaurus megatherioides, Therizinosauroidea de l'Aptien-Albien de Chine (Gansu), assez primitif, tout comme Nothronychus. Il a été décrit à partir d'un squelette partiel.

Voir l'article PDF :

Cliquez ici


Nanningosaurus dashiensis, est un Lambeosaurinae de Chine, ayant vécu au Crétacé supérieur, et qui est connu par des restes partiels mais caractéristiques.

Merci à : Lolo
http://dinogenera.populus.ch/


Paluxysaurus (15/08/07)
Paluxysaurus est sûrement un Brachiosauridae. il s'agit là du Sauropode du Crétacé le plus complet des USA

Résumé: UN NOUVEAU SAUROPODE TITANOSAURIFORME (DINOSAURIA : SAURISCHIA), DU CRÉTACÉ PRÉCOCE DU CENTRE DU TEXAS, ET SES AFFINITÉS PHYLOGÉNÉTIQUES

Une collection de sauropodes titanosauriformes primitifs de la localité de Jones Ranch, formation de Twin Mountains du Crétacé précoce (~112 Ma) du centre du Texas, constitue l’une des plus riches accumulations d’ossements de sauropodes en Amérique du Nord. Ce taxon possède les caractères autapomorphiques suivants : arches neurales des portions craniales et médianes de la queue pourvues de lames intraprézygapophyséales bien définies (tprl), lames vertébrales accessoires sur les arches neurales dorsales craniales et, enfin, épines neurales dorsales sans lame postspinale.

Des éléments du squelette non vertébral référés au genre Pleurocoelus, de la Formation d’Arundel du Maryland et de la Virginie, montrent certaines caractéristiques morphologiques diagnostiques permettant de les comparer à ceux du sauropode de Jones Ranch. Ce dernier diffère de Pleurocoelus par la forme de la marge caudoventrale du maxillaire, la forme de la partie distale de la lame de l’omoplate et, en dernier lieu, la forme du condyle proximal du tibia. En fait, le sauropode de Jones Ranch diffère morphologiquement parlant de tous les autres sauropodes décrits ou nommés dans le Crétacé inférieur d’Amérique du Nord.

Une analyse cladistique situe ce sauropode parmi les titanosauriformes. Il ne possède, par ailleurs, aucune des synapomorphies propres aux somphospondyles, ni aucun des traits dérivés caractérisant les titanosaures, confortant ainsi son statut de titanosauriforme basal. Ce nouveau taxon est connu par un matériel plus abondant que n’importe quel autre sauropode du Crétacé inférieur d’Amérique du Nord. Sa description accroît donc la diversité des sauropodes nord-américains du Crétacé inférieur et fournit un matériel associé plus complet que l’on pourra éventuellement comparer à de nouvelles découvertes du même âge.

Pour plus d'informations, rendez-vous à cette adresse pour télécharger un fichier pdf de 65 pages :
http://palaeo-electronica.org/2007_2/toc.htm

Merci à : Lolo


Manchots fossiles du Pérou (05/08/07)
Deux nouveaux genres : Perudyptes devriesi (même taille que le manchot empereur actuel) et Icadyptes salasi (1,5m de haut !!! bec de 18 cm) ont été découvert au Pérou dans un gisement daté de 42 millions d'années. Les paléontologues ne s'attendaient pas à trouver des manchots à cet endroit, croyant que les espèces de manchots avaient migré plus tard. Cette dévouverte fournit donc de nouvelles données pour comprendre cette famille d'oiseaux et sa répartition biogéographique passée.

Quelques liens avec des photos et reconstructions :  
http://www.guardian.co.uk/science/story/0,,2111286,00.html
http://www.guardian.co.uk/graphic/0,,2111264,00.html (celui-ci vous donnera une bonne idée de la taille impressionnante de Icadyptes)

Icadyptes salasi et Perudyptes devriesi : les manchots des tropiques

NB: Ne pas confondre Manchots et Pingouins. Le Manchot ne sait pas voler et vit dans l'hémisphère Sud, tandis que le Pingouin possède des ailes fonctionnelles et vit dans l'hémisphère Nord. De nombreuses personnes confondent encore Manchots et Pingouins à cause d'une mauvaise traduction Anglaise. En effet, dans cette langue, les deux espèces portent le même nom.

Des Manchots géants de 1,5 m arpentaient les côtes péruviennes à seulement 14 degrés au Sud de l'Equateur, il y a 36 millions d'années...

"Nous pensons que la grande taille de ces Manchots pouvait être une adaptation qui permettait de conserver la chaleur de corps", déclare Mario Urbina de l'Université Nationale de San Marcos à Lima (Pérou), très étonné de constater que ce géant, appelé Icadyptes salasi, pouvait vivre dans ces tropiques à un moment où la Terre était beaucoup plus chaude qu'aujourd'hui. Le refroidissement global de l'Antarctique et son recouvrement de glace a commencé il y a environ 34 millions d'années, soit deux millions d'années après qu'Icadyptes se soit éteint au Pérou.

Découverte sensationnelle

Icadyptes est le plus grand jamais rapporté et découvert dans le désert côtier du Pérou, mais c'est surtout le plus complet. Son bec représente plus de deux fois la longueur de son crâne, le plus long jamais observé chez un Manchot. Il devait lui être utile pour transpercer ses proies comme les poissons.

Les paléontologues ont également découvert le crâne et le squelette partiel d'une deuxième espèce éteinte de Manchot découverte dans la même région et dénommée Perudyptes devriesi.
Daté de 42 millions d'années, il était comparable en taille au fameux Manchot Empereur, mis a l'honneur lors du film "Happy Feet" ( 0,75 à 0,9 m de haut), et qui vit dans les îles d'Antarctique et dans les Malouines.
"On ne savait pas comment les grands Manchots pouvaient avoir un système de thermorégulation" déclare Julia Clarke de l'Université d'Etat de la Caroline du Nord à Raleigh (USA), qui a travaillé avec Mario Urbina dans l'analyse les fossiles, "mais ces derniers devaient consacrer la majeure partie de leur temps à nager dans l'eau".
Sources : National Academy of Sciences (DOI: 10.1073/pnas.0611099104)



Comparaison crânienne entre Icadyptes salasi (haut) et Perudyptes devriesi (bas).


Représentation de la taille des Manchots préhistoriques par rapport aux Manchots actuels et à l'homme

Comme ces fossiles sont parmi les plus complets jamais découverts, les paléontologues pourront désormais réexaminer l'apparition et l'évolution des Manchots.
"On pense souvent que les Manchots sont spécialements adaptés aux températures froides et extrêmes, même les plus petits d'entre eux qui vivent dans les régions équatoriales d'aujourd'hui" affirme Julia Clarke, "mais ces nouveaux fossiles remontent à l'une des périodes les plus chaudes de l'histoire de la Terre depuis les dernières 65 millions d'années. Ces nouvelles preuves indiquent que les Manchots ont atteint les régions basse-latitude, voilà plus de 30 millions d'années avant nos dernières estimations".
De plus, les paléontologues supposent généralement que les espèces deviennent de plus en plus petites lorsqu'elles se déplacent des régions froides vers les régions plus chaudes, car les animaux n'ont pas besoin de conserver leur graisse et leur chaleur. C'est pour cela qu'il est étonnant de retrouver ces fossiles de Manchots de grande taille près de l'Equateur, particulièrement pendant une époque d'affaiblissement de l'Effet de serre, et donc de réchauffement climatique précédant une période glacière.

Merci à : Tikémi, Dinoland et Sylvain


De nouvelles espèces (29/07/07)
Zhuchengosaurus maximus (Zhao et al)
Celui-là doit être un Hadrosaure de plus de 16 mètres de long !

Amargatitanis macni (Apesteguia)
Un Titanosaure argentin.

Nopcsaspondylus alarconensis (Apesteguia)
Un Diplodocoïde argentin, nommé à partir d'une vertèbre perdue.

Jiangjunosaurus junggarensis (Jia et al)
Un Stegosaure chinois.

Zhejiangosaurus lishiensis (Lu et al) et Zhongyuansaurus luoyangensis (Xu et al)
Ces deux là sont des Nodosauridés de Chine.

Merci à : Lolo


Du collagène de Tyrannosaurus (13/04/2007)
BOZEMAN -- Le dinosaure du Montana connu sous le nom de B.rex fait encore parler de lui . Ce Tyrannosaurus qui est devenu célèbre pour avoir rapporté des tissus mous ainsi que des vaisseaux sanguins encore mous , ces tissus sont typiques d'un oiseau femelle (les tests réalisés ont maintenant révélé des protéines, les plus anciennes protéines trouvées à ce jour... 68 millions d'années).



La protéine trouvée sous forme de collagène à été prélevée dans une patte arrière de T.rex. Le collagène est le composé organique principal trouvé dans l'os.

C'est une glycoprotine fibreuse dont le rôle peut être comparé à une armature. C'est la protéine la plus abondante de l'organisme. Il est sécrété par les cellules des tissus conjonctifs. Contrairement à l'lastine présente aussi dans les tissus conjonctifs, le collagène est inextensible et résiste bien à la traction. Il est constitué de différents types selon leur localisation.



La triple hélice de collagène

Les chercheurs et d'autres universités de l'Etat du Montana qui ont analysé le collagène ont dit que la découverte est significative pour plusieurs raisons. Elle renforce leur croyance que les dinosaures et les oiseaux sont connexes et de la même famille. Les techniques employées par les chercheurs furent poussées à la limite de la technologie dans ce domaine, il ouvre la porte à plus de découvertes et peut avoir des implications enormes pour le plan médical.

"Le fait que nous obtenons la protéine est très, très passionnant" a dit Jack Horner, un des plusieurs co-auteurs de la publication sur le journal "Science", ce 12 avril

Mary Higby Schweitzer de l' Etat de la Caroline du Nord de la MSU université a écrit une publication intitulée "Des analyses de tissu mou de Tyrannosaurus rex suggèrent la présence de protéines". Cinq chercheurs de MSU étaient parmi les co-auteurs. Sans compter Horner, les chercheurs sont, Besides Horner, they were Zhiyong Suo, Recep Avci et Fernando Teran Arce .

Le dinosaure du Montana a été découvert en 2000 et s'appelle B.rex, en l'honneur de Harmon qui était sur sa pause de midi quand il a vu dépasser de la falaise un pied de dinosaure Après que le dinosaure ait été excavé, une partie de son fémur est allée chez Schweitzer. Elle et son équipe de chercheurs ont regardé à l'intérieur et ont trouvé une variété de tissus et de vaisseaux sanguins mous ; ceux-ci étaient préservés dans l'os. Ils ont également trouvé des tissu médullaires. Ce tissu a donné une information importante, car il n'est trouvé uniquement chez les oiseaux femelles et pendant le cycle de ponte, et ont montré que B.rex était réellement une femelle.


Globules ovales identiques aux globules d'oiseaux

Schweitzer et d'autres chercheurs ont indiqué pendant une téléconférence le 11 avril 2007 que sept ordres de protéine énorme mais qu'ils sont de grande valeur. Les scientifiques ont ajouté que trois de ces ordres étaient plus ressemlant à ceux trouvés chez un poulet que n'importe quel autre animal, qui a renforcé la croyance que les dinosaures et les oiseaux sont des groupes frères, d'autres protéines furent aussi comparées à une grenouille.


Globules rouge de Tyranosaure dans une une veine

Les paléontologues ont longtemps voulu trouver les fossiles qui sont véritablement préservés, le B.rex est devenu le point d'orgue de la conservation de tissus et les scientifiques ont appris une leçon importante de ce Tyrranosaure .

Horner a indiqué qu'il projette d'envoyer des équipes en Mongolie et au Montana cet été pour rechercher d'autres fossiles. Il a noté que la protéine trouvée dans le B.rex a été doublement protégée. Elle était non seulement cachée à l'intérieur d'un os dense et grand (un fémur), mais l'os était de 60 pieds ( environ 18m de profondeur, un pied mesure 30,48cm ) au-dessous de l'affleurement et au-dessous de 1.000 yards cube de roche (un yards 0, 914m). Cette protection a gardé les fossiles en bon état et les a préservés des bactéries contenues dans l'atmosphère ou dans les eaux souterraines modernes.


Un nouveau dinosaure, capable de creuser (11/04/07)
Oryctodromeus

Un nouvel hypsilophodonte vient d'être décrit, Oryctodromeus cubicularis (faisant référence à sa capacité à creuser). L'animal présente en effet des adaptations qui lui permettraient de creuser, ou au moins de vivre dans des terriers. Il mesure environ 2 m de long (mais sa queue très longue et très flexible en compose la moitié) et devait peser entre 22 et 32 kg (ce qui fait à peu de chose près les mensurations d'un coyote).
On a retrouvé un adulte et 2 jeunes apparemment morts dans un terrier. Peut-être l'a-t-il creusé lui même ou qu'il occupait le terrier d'autres animaux qu'il remaniait alors à sa convenance (certains animaux actuels procèdent ainsi, notamment une chouette de Patagonie qui occupe les terriers creusés par les lapins ou autres animaux fouisseurs de la pampa).
C'est la première fois qu'on retrouve trace indubitable de ce comportement chez les dinosaures (cela avait auparavant été suggéré pour Drinker, mais sans preuve). Ce type de comportement leur aurait permis de survivre lors de périodes difficiles ou de se protéger de la prédation.

Liens supplémentaires :
PDF disponible en cliquant ici
Abstract de l'article sur le site des Proceedings of the Royal Society

News commentant la nouvelle, avec reconstitution de la tête d'Oryctodromeus et éléments du squelette retrouvés : Cliquez ici et ici (squelette en bas de page)

Un grand merci à Tikémi, pour avoir informé le site de cette incroyable nouvelle.


Des dinosaures sous le Bithume, près d'Aix (11/04/07)
Des os de 80 millions d’années ont été mis à jour dans le Pays d'Aix. Une découverte qui permet d'imaginer à quoi devait ressembler l'arrière payssous d'autres ères.

Coquillages, carapaces de tortues, dents de poissons, de crocodiles, os de dinosaures et de lézards… La campagne de fouilles paléontologiques préventives, lancée il y a un an le long de l’A8, a porté ses fruits.
Pendant onze mois, de février à décembre derniers, quatre fouilleurs recrutés par la Communauté du Pays d’Aix et deux agents du muséum ont ainsi remonté le temps sur les dix sites de fouilles identifiés.
Il y a quelque 80 millions d’années, moules d’eau douce, gastéropodes, tortues, crocodiles et alligators régnaient alors dans les eaux profondes d’un lac, vers Ollières. Plus tard, la vase s’est transformée en roche. En se déplaçant vers l’ouest du Val de l’Arc, autour de Pourrières, les fouilles ont révélé la présence de nombreux ossements de dinosaures. Les scientifiques ont notamment mis au jour des vertèbres de Titanosaure et il est probable, dans ces conditions, que le reste du squelette de l’animal se trouve encore dans les environs. Des ossements d’un autre dinosaure herbivore, le Rhabdodon, ont été identifiés, ainsi que des dents d’un Tarascosaure, un carnivore de grande taille.

Dinosaures, mandibules de croco et crâne de tortue...

Au registre des trouvailles exceptionnelles, les paléontologues ont pu dégager un crâne entier de tortue et une carapace presque complète, avec son plastron. Une mandibule de crocodile de 35 cm a également été découverte, ainsi que, pour la première fois dans la région d’Aix, une extrémité d’os de Ptérosaure, reptile volant dont les os sont rarement conservés car ils sont très minces et très fragiles.
La région de Rousset, enfin, correspondait à une plaine d’inondation recouverte d’une végétation de type tropical assez dense. Les chercheurs y ont déniché de nombreux œufs de dinosaures prisonniers des argiles rouges. Petite surprise encore, alors que ces alluvions sont moins propices à la fossilisation que les grés, les experts ont mis à jour dans ce secteur les dents et restes osseux d’un petit dinosaure carnivore.
Fin 2004, désirant élargir le tronçon autoroutier entre Châteauneuf-le-Rouge (13) et Saint-Maximin (83), la société ESCOTA s’était rapprochée du muséum d’Aix pour estimer le potentiel paléontologique des terrains concernés par les travaux. Le bassin de l’Arc étant réputé pour sa richesse en restes de dinosaures, la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) lui avait en effet proposé de prévoir et de financer des recherches.
Depuis, la Communauté du Pays d’Aix a signé en janvier 2006 une convention avec la société autoroutière ESCOTA, qui finance intégralement ce programme à hauteur de 250.000 euros, et fourni les moyens en personnels pour la fouille et le suivi scientifique.

Des découvertes ?

Actuellement et jusqu'à la fin du mois de mai, l'équipe de paléontologues se concentre sur le site du Jas-neuf. Elle a pu mettre au jour un certain nombre d'ossements (vertèbres, humérus..) qui semblent provenir d'un grand sauropode peut-être du Titanosaure mais nous ne sommes pas encore à l'heure des interprétations.. Un crâne ainsi qu'une carapace de tortue et son plastron ont également été mis au jour. A signaler également la présence d'une mandibule de crocodile et surtout d'une petite dizaine de dents de Tarascosaure, un grand théropode proche de l'Allosaure. Cette trouvaille révèle l'importance de ce site car les découvertes de dents de ce grand théropode se comptent sur les doigts de la main.

Le Museum d'Aix et les fouille Passées

Depuis plus de dix ans, le Museum d'Histoire Naturelle fouille dans le passé de la Provence. Plusieurs campagnes de fouilles, réalisées avec l'aide de
scientifiques et de bénévoles ont eu lieu sur différents sites paléontologiques (Trets, Vitrolles, Fox-Amphoux...). Elles ont conduit, entre autre, à la collecte de squelettes de deux dinosaures (Rhabdodon et Titanosauridés) qui ont fait l'objet de travaux d'étude (mémoire DEA, Thèse, publications). Le Museum s'intègre dans de nombreux programmes de recherches aussi bien sur la crise Crétacé-Tertiaire que sur la biologie et la diversité des dinosaures, dans le cadre de collaboration avec l'Institut des Sciences de l'Evolution, Université Montpellier II (G. Garcia et M. Vianey-Liaud), ou de partenariat avec le Museum Paris (P. Taquet), le Museum of the Rockies, USA (J. Horner), le Royal Tyrrell Museum of Paleontology, Canada (P. Currie).

Museum d'Histoire Naturelle :
6 rue Espariat
13100 Aix-en-Provence


Fouilles de nouveaux gisements de dinosaures en Thaïlande, Echo d'une mission... (26/02/2007)
Une équipe de chercheurs Franco-Thaïlandaise procède du 12 février au 2 mars 2007 aux premières fouilles d'un gisement de dinosaures, découvert il y a peu dans le Crétacé inférieur du nord-est de la Thaïlande. Cette mission est organisée dans le cadre d'un projet du Programme Eclipse du CNRS et d'un programme bilatéral CNRS-Thailand Research Fund sur la biodiversité mésozoïque en Thaïlande, en collaboration avec le Musée géologique de Copenhague. Deux autres sites dans des formations plus anciennes datant du Trias supérieur ont également été visités.


CNRS. Photo E.Buffetaut.

Le gisement de Phu Hin Rong se trouve dans les grès rouges de la Formation Khok Kruat, datant d'environ 115 millions d'années (Aptien du Crétacé inférieur).Il a été découvert, il y a quelques mois, grâce aux indications de moines bouddhistes et d'agriculteurs des environs. Cette période du Crétacé est importante en Asie du sud-est, car elle voit l'apparition de groupes de dinosaures auparavant absents de la région, comme les iguanodontes. Ce gisement en cours d'exploitation par des équipes thaïlandaise sous la direction de Varavudh Suteethorn (Department of Mineral Resources) et francaise sous la direction d'Eric Buffetaut (Laboratoire de Géologie de l'ENS-CNRS, Paris et "Paleoenvironnements et Paleobiosphere", CNRS-Lyon1) est intéressant par la diversité des dinosaures qu'il recèle. Il compte de grands sauropodes, des théropodes (dinosaures carnivores) divers (parmi lesquels un spinosaure, aux dents ressemblant à celles des crocodiles), des iguanodontes et le petit herbivore Psittacosaurus, le « dinosaure-perroquet », ainsi nommé à cause de la forme en bec de ses mâchoires, surtout connu en Mongolie, en Sibérie et en Chine. Après l'extraction des blocs rocheux du terrain de fouille renfermant les fossiles, les ossements et dents ont été dégagés au laboratoire, le Sirindhorn Museum à Sahat Sakhan, province de Kalasin (nord-est de la Thaïlande). Cette mission va contribuer à la reconstitution de la biodiversité des vertébrés pour chacune des formations géologiques étudiées.


Visite d'un moine bouddhiste du temple voisin sur le site de Phu Hin Rong (en conversation avec Varavudh Suteethorn, responsable thaïlandais de la mission).© CNRS. Photo E.Buffetaut.

L'inventaire des vertébrés du mésozoÏques (251 à 65 millions d'années) du sud-est asiatique, qui n'a vraiment commencé que vers 1980, est loin d'être terminé. Le second objectif est la reconstitution de l'évolution des faunes à travers le temps dans cette région du monde. La Thaïlande présente une succession de formations fossilifères permettant de retracer cette évolution sur une durée de plusieurs dizaines de millions d'années, évolution qu'il faudra comparer à celle connue ailleurs, en Chine par exemple, et plus largement en Eurasie, pour essayer de mettre en évidence d'éventuels phénomènes de dispersion géographique d'éléments fauniques en fonction de l'évolution paléogéographique de la région. Ainsi, la faune de cette Formation Khok Kruat, où se trouve ce site, est sensiblement différente de celle de formations plus anciennes, sans doute du fait d'un épisode d'immigration de vertébrés (Iguanodontes, Psittacosaurus) venus d'un endroit qui reste à préciser (Europe ? Nord de l'Asie ?). Le rôle d'éventuels changements climatiques et floristiques sera examiné grâce aux études géochimiques et paléobotaniques prévues. Dans le cadre de ce projet Eclipse sur les climats et environnements mésozoiques en Thaïlande, les rapports des isotopes de l'oxygène des dents de dinosaures et autres reptiles seront analysés, afin d'évaluer la température du milieu ambiant, et de reconstituer la thermophysiologie des animaux.



Après les fouilles dans la Formation Khok Kruat (Crétacé inférieur), la mission a visité deux sites récemment découverts dans la Formation Nam Phong dans la région du Parc National de Phu Kradung (Province de Loei).


CNRS. Photo E.Buffetaut.


Après les fouilles dans la Formation Khok Kruat (Crétacé inférieur), la mission a visité deux sites récemment découverts dans la Formation Nam Phong dans la région du Parc National de Phu Kradung (Province de Loei).Cette formation, plus ancienne, datée par la palynologie à environ 205 millions d'années (Trias supérieur), est la plus ancienne à avoir livré des restes de dinosaures en Thaïlande. On y a notamment trouvé les premiers restes de sauropodes du Trias, décrits par cette équipe en 2000 sous le nom d'Isanosaurus attavipachi. La Formation Nam Phong est donc d'une importance particulière pour la connaissance de l'origine de ce groupe de dinosaures herbivores, qui comprend les plus grands animaux terrestres ayant jamais existé.Le site de Phu Hin Than est particulièrement intéressant car il contient de nombreux éléments d'un squelette d'un de ces sauropodes primitifs, vraisemblablement Isanosaurus. L'extraction est en cours, rendue difficile par la dureté du grès rouge qui contient les os. Ce spécimen devrait apporter des indications complémentaires sur l'anatomie et la position phylogénétique de ces très anciens sauropodes.


Des empreintes comme si elles dataient d'hier...

Enfin, le site de Ban Tung Yai, également signalé par des villageois, est d'un tout autre type, on y a trouvé non pas des ossements mais les premières empreintes de pas de dinosaures trouvées dans la Formation Nam Phong, visibles dans le lit d'une rivière à la faveur d'un changement de son cours. On en connaissait déjà dans divers sites d'âge crétacé. La piste principale a été laissée par un grand dinosaure théropode. La taille des empreintes, 50 cm de longueur, permet d'estimer la hauteur de l'animal au niveau du bassin à environ 2 mètres, pour une longueur totale de 6 à 7 m. Il s'agit donc d'un grand carnivore, dont on ne connaît pas encore les restes squelettiques. Ces empreintes viennent compléter la liste encore courte des dinosaures connus dans le Trias de Thaïlande. Un relevé, fait sur une feuille de plastique, permettra une étude détaillée, et l'estimation de la vitesse de déplacement de l'animal. Ces deux découvertes dans la Formation Nam Phong apportent des renseignements importants sur les débuts de l'histoire évolutive des dinosaures dans le sud-est asiatique.

Eric Buffetaut

Avec l’aimable autorisation d' Eric Buffetaut, Directeur de recherche (CNRS, UMR 8538, Laboratoire de Géologie de l'Ecole Normale Supérieure, Paris), pour Gigadino.

Article officiel sur le site du CNRS : http://www.insu.cnrs.fr/web/article/art.php?art=2094


Nouveau Centrosaurinae (16/02/2007)


A new centrosaurine ceratopsid, Albertaceratops nesmoi, is described from the lower Oldman Formation (Upper Cretaceous) of southern Alberta, and is based on a single, almost complete skull. Referred material is described from equivalent beds in the Judith River Formation of north-central Montana. A limited phylogenetic analysis of the Ceratopsidae places the new taxon as the basal member of the Centrosaurinae and indicates that robust, elongate postorbital horncores that form a synapomorphy of (Ceratopsidae + Zuniceratops) are also present in Centrosaurinae.


Une grenouille trouvée dans l'ambre au Mexique (16/02/07)
Des paléontologues Mexicains ont annoncés avoir découvert, dans la province du chiapas, une minuscule grenouille emprisonnée dans de l'ambre depuis 25 millions d'années. "cet exemplaire appartient à l'ère Miocène, ce qui est exceptionnel c'est que dans le monde seules 2 ou 3 grenouilles furent retrouvées dans de l'ambre. chose amusante, c'est que cette goûte d'ambre a été retrouvé il a 2 ans dans la localité de Simojovel par un commerçant qui l'exhibait dans son magasin sans se douter de la valeur du spécimen.

"Nous lui avons demandé s'il nous permettait de l'examnier et ainsi nous avons pu déterminer qu'il s'agissait d'une grenouille de 7,5 millimètres de la famille des Brachycephalidae", a expliqué M. Carbot, affirmant que l'animal présentait une "valeur historique et économique incalculable".


 Voici la fameuse grenouille Mexicaine.
Voici la fameuse grenouille Mexicaine

Des grenouilles de ce type, prisonnières d'une capsule d'ambre, aurait déjà été retrouvé en République dominicaine et en Russie, où le batricien serait vieux de 30 à 40 millions d'années...

 Voici une photo d'un autre exemplaire de grenouille retrouvée dans de l'ambre.

Comme on peut le voir à partir de cette autre grenouille fossile âgée de 90 à 94 millions d'années, les grenouilles dans l'ambre sont les mêmes que leurs homologues actuels.


Du nouveau pour le Microraptor (02/02/07)
Microraptor : biplan vieux de 125 millions d’années pour dinosaure carnivore
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 02/02/2007 à 10h17

Comme les constructeurs d’avions, les oiseaux et leurs ancêtres ont d’abord préféré la formule biplan. C’est ce que pensent des chercheurs qui affirment que Microraptor, cet étrange reptile à plumes doté d’ailes sur les quatre membres volait en repliant ses pattes sous lui.
Décrit en 2003 par Zhonghe Zhou, Microraptor est un animal bien étrange. Ce dinosaurien de la taille d’une poule, qui vivait il y a environ 125 millions d’années, était couvert de plumes et possédait des ailes sur les membres antérieurs mais aussi sur ses pattes arrière. Comment donc utilisait-il cette double voilure ?


Le Microraptor, tel qu’on le représente à l’American Museum of Natural History, à New York. Ce reptile ailé vivait entre 125 et 130 millions d’années avant le présent. Principale originalité : des ailes sur les pattes arrière, une formule oubliée depuis longtemps… Crédit : American Museum of Natural History

On a d’abord pensé qu’il étendait ses quatre membres, comme le font les parachutistes avant d’ouvrir leur voile, planant avec deux ailes à l’avant et deux ailes à l’arrière, juste avant la queue.
Pas du tout ! s’offusquent Sankar Chatterjee et R. Jack Templin, deux chercheurs américains. Si l’on en juge d’après les squelettes retrouvés, expliquaient-ils déjà en 2005, le Microraptor se serait brisé les hanches à vouloir ouvrir largement ses membres arrière pour les étendre à l’horizontale.

Biplan ou tandem ?

Selon eux, Microraptor repliait ses pattes sous lui, « comme le font les aigles et les faucons quand ils veulent se saisir d’une proie. », de sorte que les ailes arrières étaient en fait les ailes inférieures. Chatterjee et Templin viennent de publier une belle analyse aérodynamique dans les PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) pour démontrer que la seconde paire d’ailes est plus efficace en position inférieure car la traînée est plus faible.


En repliant ses ailes arrière sous son corps, le Microraptor trouvait la posture qu’utiliseront, plus de cent millions d’années plus tard, les rapaces pour attraper leurs proies et quelques humains pour faire voler de drôles d’engins…

Il est vrai qu’en aviation, la formule à deux plans en tandem (deux ailes à l’avant et deux à l’arrière) n’a jamais remporté un grand succès, alors que la position en biplan (deux ailes au-dessus et deux ailes au-dessous) donne de biens meilleurs résultats. Reste que les oiseaux, comme les planeurs, ont préféré la formule monoplan…

Merci à Sylvain

Sources : Futura-Sciences http://www.futura-sciences.com/


Nouvel Archaeopterodactyloidea du Liaoning (Chine) (14/01/2007)
Gegepterus changi

Traduction de l'article :

Gegepterus changi

Un squelette partiel (incluant un crâne, une mâchoire inférieure et des tissus mous) d'un nouveau genre de ptérosaure (archaeopterodactyloidé), Gegepterus changi, datant du crétacé inférieur (formation de Liaoning, Chine du nord-est) a été décrit. Le spécimen, IVPP V 11981, a été trouvé dans des schistes gris de la formation Yixian inférieure (125 Ma) dans la localité de Sihetun, près de la ville de Beipiao. Plusieurs éléments (os crâniens, omoplate-coracoide) ne sont pas fusionnés, suggérant qu'il s'agit probablement d'un individu sub-adulte au moment de sa mort. Du tissu mou a été trouvé près de la région postérieure du crâne, à l'intérieur de l'orbite et associé aux gastralia. Il est constitué d'une substance minéralisée foncée amorphe et ne montre pas de structure particulière exceptée dans un secteur postérieur du crâne, où de petites fibres foncées et non ramifiées sont présentes. Gegepterus changi montre des synapomorphies d'Archaeopterodactyloidea (au sens de Kellner, 2003) (les vertèbres cervicales à la mi longueur du cou sont allongées avec une épine neurale basse et en forme de lame, ainsi qu’un carré (os de la mâchoire) fortement incliné) comme les Gallodactylidae et les Ctenochasmatidae il possède une marge dorsale concave au crâne. Il possède un grand nombre de dents minces et aciculaires et un long rostre (antérieur a la fenêtre nasoantorbitale) permettant son attribution au Ctenochasmatidae, faisant de lui le premier membre incontroversé de ce clade de ptérosaures dans le groupe de Jehol. Gegepterus changi est diagnostique pour plusieurs caractères uniques (par exemple, sculpture étendue des frontaux (os du crâne); processus lacrimal antérieur recouvrant le nasal; épine neurale avec une expansion dorsale en forme de bouton) et a des vertèbres cervicales qui combinent des caractères primitifs et dérivés (= évolués) (par exemple, côtes cervicales, postexapophyses, foramen latéral pneumatique) qui n'ont jusqu'à ce jour pas encore été enregistrés chez les membres de la famille des Archaeopterodactyloidea.

Article original :

A partial skeleton (including skull, mandible and soft tissue) of a new archaeopterodactyloid pterosaur, Gegepterus changi gen. et sp. nov. from the Lower Cretaceous of Liaoning, northeast China is described. The specimen, IVPP V 11981, was collected from grey shales of the lower Yixian Formation (125 Ma) at the Sihetun locality, near the city of Beipiao. Several elements (cranial bones, scapula-coracoid) are not fused, suggesting that it probably represents a sub-adult individual at the time of death. Soft tissue is found near the posterior region of the skull, inside the orbit and associated with the gastralia. It is formed of an amorphous dark mineralized substance and does not show any particular structure except in an area at the posterior part of the skull where small, dark, unbranched fibres are present. Gegepterus changi shows synapomorphies of the Archaeopterodactyloidea sensu Kellner, 2003 (elongated mid-cervical vertebrae with low, blade-like neural spine and strongly inclined quadrate) and shares with the Gallodactylidae and the Ctenochasmatidae a concave dorsal margin of the skull. It further has a large number of thin, needle-like teeth and a long rostrum (anterior to the nasoantorbital fenestra) allowing its allocation to the Ctenochasmatidae, thus making it the first uncontroversial member of this pterosaur clade in the Jehol Group. Gegepterus changi is diagnosed by several unique features (e.g., extensive sculpturing of frontals; anterior lacrimal process overlying the nasal; neural spine with knob-like dorsal expansion) and has cervical vertebrae that combine primitive and derived features (e.g., cervical ribs, postexapophyses, lateral pneumatic foramen) that have not been recorded in any member of Archaeopterodactyloidea so far.

Merci à Tikémi pour la traduction




Un nouveau phorusrhacidé a été découvert en Patagonie. Ce dernier n'a pas encore été baptisé, et on connaît de lui un crâne et un morceau de jambe. Selon les approximations, il atteindrait près de 3 mètres de haut.


Crédit : Stephanie Abramowicz

Avec 71,6 centimètres, le premier est plus grand de 10 % que celui de Brontornis. Quant au tarsométatarse, il mesure 43,7 centimètres, contre 31,5 pour Paraphysornis, un collègue d’environ deux mètres de haut. Luis Chiappe et Sara Bertelli, du muséum d’histoire naturelle de Los Angeles, ont ainsi pu déterminer la taille approximative de cet oiseau qui, expliquent-ils dans Nature, appartient à une espèce jusque-là inconnue.

Le spécimen a été découvert en 2004 en Argentine, à Comallo, par un étudiant qui l’a confié à un musée de paléontologie, lequel l’a expédié à Luis Chiappe. Le puissant bec retourné vers le bas est la marque des Phorusrhacidés. « On ne sait pas si les oiseaux s’en servaient pour tuer leur proie ou pour les déchiqueter » explique Chiappe. La Patagonie a livré bien d’autres squelettes de cette famille et c’est d’ailleurs là qu’a été découvert le premier d’entre eux, Phorusrhacos, en 1887.


La famille des phorusrhacidés (Par E. Brettas)
A - Brontornis burmeisteri;
B - Paraphysornis brasiliensis;
C - Phorusrhacos longissimus;
D - Andalgalornis steuletti;
E - Psilopterus bachmanni;
F - Psilopterus lemoinei;
G - Procariama simplex;
H - Mesembriornis milneedwardsi.

Sources : Futura-sciences


Lamproies fossiles datant de 360 millions d'années
(26/10/2006)
Des paléontologues ont découvert des fossiles de lamproies qui datent de 360 millions d'années. Les lamproies sont des vertébrés aquatiques sans mâchoires qui vivent encore aujourd'hui. Les espèces actuelles atteignent parfois un mètre, mais ces fossiles avaient une taille comprise entre 2,5 et 3 cm. C'est en Amérique du Nord, dans des sédiments marins que ces fossiles ont été mis au jour. Il semble donc que les lamproies ont connu une évolution plutôt lente.


Fossile d'une lamproie fossile : Hardistiella montanensis
Copyright : www.sju.edu


Découverte d'un nouveau Australopithecus afarensis (23/09/2006)
Une enfant de 3 ans, âgée de 3,3 millions d'années : le plus vieux bébé du monde, du moins le squelette le plus complet, a surgi des bords du fleuve Awash, en Ethiopie. La «fille» de Lucy en quelque sorte, qui, elle-même, n'était peut-être pas une femme, et sûrement pas notre grand-mère. Et si, ici, le bébé affiche 100 000 ans de plus que sa «mère», toutes deux sont bien des australopithèques afarensis, déjà bipèdes et également bonnes grimpeuses. Pour les chercheurs, voici la relève assurée.



L'enfant a été prénommée Selam, hier, lors d'une conférence de presse à Addis Abeba, ce qui signifie «paix» en langue amharique. Jusqu'ici, ses découvreurs l'affublaient d'un mystérieux Dik 1-1, du nom du site Dikika 1 : dans les collines de l'Hadar, à 10 kilomètres de là où reposait Lucy, sur la rive droite du fleuve Awash. Cette région, à 450 kilomètres de pistes d'Addis Abeba, n'est pas facilement accessible, mais elle regorge de fossiles, au coeur de la fameuse vallée du Rift. Dik 1-1 vivait dans la savane arborée, au milieu de girafes, antilopes, rhinocéros, rongeurs et autres crocodiles. C'est sans doute une crue qui a permis l'ensevelissement très rapide de la petite femelle retrouvée au milieu des grès déposés dans la rivière. Ce qui explique l'exceptionnelle découverte, les os d'enfants très fragiles ayant rarement le temps de se fossiliser. Les spécimens les plus fréquents sont des enfants de Néandertal, mais ils sont évidemment bien plus récents (autour de 100 000 ans maximum). Quant au seul contemporain de Lucy, il se résumait à un crâne, celui de l'enfant de Taung, du nom de la région d'Afrique du Sud où il fut découvert en 1924, mais aux datations incertaines. Les paléontologues crurent qu'ils avaient affaire à un babouin avant de réaliser qu'il s'agissait du premier australopithèque jamais découvert.


Sources : Futura-sciences

Un chercheur éthiopien signe la découverte de Selam, publiée aujourd'hui dans la revue scientifique Nature (1). A 39 ans, Zeresenay Alemseged, rattaché à l'Institut Max Planck d'anthropologie de Leipzig, en Allemagne, a la main heureuse : il a commencé ses premières prospections en 1999 et découvert son bébé en décembre 2000 ! Du jamais vu dans une spécialité où il faut des années de patience avant de tomber sur un os. Mais la fragilité de son bébé lui a donné du fil à retordre : cinq années ont été nécessaires pour exhumer les os de leur gangue de sédiments. «Nous y avons passé des milliers d'heures. Le crâne est apparu d'abord, puis une omoplate, des vertèbres, et, petit à petit, les os des membres. Aujourd'hui, des côtes et des vertèbres sont encore collées, toujours prises dans les sédiments, raconte Zeresenay Alemseged. Nous continuons ce travail de dégagement en laboratoire. Nous avons beaucoup plus de fossiles que ceux que nous avons publiés, il y a d'autres individus.»
Les milliers de restes d'australopithèques trouvés en Afrique de l'Est, du Sud et au Tchad permettent de tracer le portrait de ces primates bien particuliers qui vécurent entre 4,5 et 2 millions d'années avant notre ère. On en dénombre aujourd'hui une dizaine d'espèces : légèrement plus grands que les chimpanzés, ils possèdent un cerveau comparable à celui des grands singes. Leurs dents massives montrent qu'ils mangeaient des aliments durs. Ces primates ne marchaient pas tout à fait comme les hommes : ils posaient le bord externe du pied avant le talon, ce qui devait leur donner une démarche chaloupée et trottinante.
Le nouveau bébé, avec des dents de lait bien en place et une partie des dents définitives déjà visibles au scanner, confirme les connaissances accumulées. Des membres inférieurs qui indiquent que l'enfant était bipède, et des membres supérieurs qui rappellent ceux du gorille. «Mais pouvait-il se déplacer à travers les arbres aussi habilement qu'un singe ? C'est encore en débat», note Bernard Wood, anthropologue à l'université de Washington. «Il va être passionnant d'étudier la croissance de ces australopithèques, et ce squelette est le premier à le permettre», poursuit Alemseged. Mais il en faudra beaucoup pour que Selam vole la vedette à Lucy, australopithèque décidément trop célèbre.
(1) Nature du 21 septembre.

Sources : Libération


Découverte d'un Cératopsien primitif : Yamaceratops dorngobiensis
Deux crânes partiels et d'autres éléments d'un squelette d'une nouvelle espce viennent d'être découvert à Dornogov (Mongolie), parMakovicky & Norell. Ce Neoceratopsien de base était proche d'Archaeoceratops et de Liaoceratops ; il vivait au Crétacé Supérieur.

Voici l'abstract de l'article qui décrit l'animal :

Makovicky, P.J. & M.A. Norell, 2006. Yamaceratops dorngobiensis, a new primitive ceratopsian (Dinosauria: Ornithischia) from the Cretaceous of Mongolia. American Museum Novitates 3530: 1-42.

Abstract :
A new basal neoceratopsian taxon from the eastern Gobi Desert is described. Yamaceratops dorngobiensis, tax. nov., is probably of late Early Cretaceous age, and occupies a phylogenetic position intermediate between Liaoceratops and Archaeoceratops. It is the most basal taxon to display a number of traditional neoceratopsian synapomorphies concentrated in the cheek region and mandible. These include presence of an epijugal, lateral displacement of the coronoid process, a lateral ridge on the surangular for insertion of the jaw adductors, and a lateral wall to the mandibular glenoid. Yamaceratops shares two synapomorphies (tubercles on the ventral edge of the angular and shape of the jugal) with Liaoceratops, indicating that the transient presence of derived characters may be prevalent in the early evolutionary history of Ceratopsia. Yamaceratops shares aspects of frill morphology with Liaoceratops and Leptoceratops that suggest a function unrelated to display for this anatomical structure in basal neoceratopsians, and hints at a more complex evolutionary history for ceratopsian frills. Considerations of patristic distances and mosaic evolution among basal neoceratopsian taxa indicate that a greater diversity of these animals remains undiscovered.



Les pelottes de réjection
Les pelotes de réjection sont produites par des oiseaux rapaces. Elles sont rejetées par l'animal après qu'il ait attrapé une proie. Mais ce ne sont pas des crottes et elles sont propres et sans odeurs. L'animal a avalé sa proie, il l'a digérée, et l'a rejetée ainsi. En voici une :

Pelotte de réjection

En Espagne, un fossile a été découvert à Las Hoyas. On y a découvert des nombreux os de différentes espèces animales (oiseaux et mammifères). L'observation des os a fait apparaître que ceux-ci ont été légèrement digérés. Cette "pelote de réjection" aurait été produite par un prédateur, peut être un pterosaure, ou un dinosaure théropode... En tout cas, ceci montre que les oiseaux constituaient le repas d'un animal carnivore.

Dinosaure recrachant une pelotte de réjection
Reconstitution du théropode qui aurait produit cette pelote.
Copyright : JOSÉ LUIS SANZ et FRANCISCO ORTEGA.

Merci à Sylvain


Un nouveau sauropode (29 août 2006)
Maxakalisaurus
 
Un nouveau Sauropode du Brésile (Maxakalisaurus topai) vient d'être décrit. C'est un Saltasauriné qui a vécu au Campanien, c'est à dire il y a -83.5 à -70.6 ma. Il devait mesurer probablement plus de 13 mètres de long. Des dents de théropode ont été découvertes près de ses restes, ce qui laisse penser que son cadavre a été dévoré suite à sa mort.


Du requin au menu des baleines (23 août 2006)
Représentation de Janjucetus hunderi.
Représentation de Janjucetus hunderi. (Museum Victoria)

La lointaine cousine des baleines à fanons découverte en Australie n’a rien du pacifique mammifère marin que l’on connaît aujourd’hui. La dentition et les yeux de ce cétacé vieux de 25 millions d’années sont dignes des meilleurs prédateurs. Pourtant, Janjucetus hunderi possède des caractéristiques, comme la structure de son oreille, qui l’apparentent aux mysticètes, les baleines à fanons, plutôt qu’aux odontocètes, comme les dauphins, qui sont des cétacés à dents, expliquent les chercheurs de la Monash University.

Le crâne fossile de Janjucetus hunderi révèle que le cétacé possédait de très grands yeux et des dents tranchantes. Autrement dit il était bien équipé pour se nourrir d’autres poissons, comme les requins. En revanche aucune trace des fanons qui permettent aux baleines actuelles de se nourrir de krill ou de plancton. Avec un crâne de 50 cm de long, ce cétacé ne devait mesurer que 3,5 mètres, explique le chercheur Erich Fitzgerald.

La découverte de ce fossile vient compléter l’arbre généalogique des baleines à fanons, qui descendent de cétacés à dents. Il semble cependant que la branche de Janjucetus hunderi se soit éteinte, tandis que les baleines à fanons se sont diversifiées.

Crane de Janjucetus hunderi.
Erich Fitzgerald avec le fossile de Janjucetus.

Merci à Sylvain
Source : Sciences et avenir


Le petit prince de Miguasha (1er Août 2006)
Un fossile de poisson découvert en Gaspésie met en lumière un moment crucial de l’évolution des vertébrés.
par Thomas Gervais

Le 10 mai 2006 — C’est au cours de l’une de ses patrouilles printanières que Jason Willett, gardien au parc national de Miguasha, en Gaspésie, a fait la découverte d’un fossile de poisson étrange. «Au début, personne n’était capable de dire de quelle espèce il s’agissait», explique-t-il.

Le hasard fait parfois bien les choses. Quelques mois plus tard, Philippe Janvier, paléontologue affilié au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, alors en visite au Québec, a réussi à identifier le spécimen.

Endeiolepis, un poisson-filtreur sans mâchoire d’environ 15 cm de long, sillonnait les eaux gaspésiennes du dévonien supérieur, il y a 370 millions d’années, lorsqu’il a été frappé d’une mort «idéale» aux yeux des paléontologues.

Probablement enterré vif par une soudaine coulée de boue, le poisson a été tellement bien préservé des ravages du temps qu’on distingue clairement le relief d’un bout de l’intestin, et surtout la délicate structure des branchies, finement ciselée dans le grès fossilifère. Un peu plus, et on pourrait le servir avec du citron!

«Normalement, un tissu aussi délicat que celui des branchies a tôt fait de se décomposer, attaqué par les bactéries environnantes, remarque Sylvain Desbiens, paléontologue à Miguasha et co-auteur d’un article sur le sujet paru dans la revue Nature, en avril dernier. Mais les eaux de l’estuaire où vivait ce poisson étaient très pauvres en oxygène, donc en vie bactérienne, ce qui explique, avec son enfouissement rapide, l’état de conservation exceptionnel du spécimen.»

La découverte n’a rien d’anodin, car elle a permis aux chercheurs de mettre en lumière un moment crucial de l’évolution du système respiratoire chez nos ancêtres aquatiques. «C’est la première fois que la structure branchiale d’un poisson sans mâchoire aussi ancien est observée», explique Sylvain Desbiens.

Cette structure, qui s’apparente à celle des lamproies actuelles, met en évidence ni une, ni deux, mais 30 paires de branchies enfermées dans de petits sacs gonflables le long de l’abdomen. Cette hypertrophie de l’appareil respiratoire permettait à Endeiolepis de survivre dans les eaux peu oxygénées de l’ancien estuaire de Miguasha.

Si des pêcheurs avaient attrapé ce spécimen au dévonien, ils l’auraient probablement déjà qualifié de préhistorique, puisqu’au moment de sa mort, son espèce existait déjà depuis 100 millions d’années, et elle était pratiquement éteinte. «Beaucoup de poissons du dévonien avaient déjà des mâchoires, explique M. Desbiens. Endeiolepis, lui, provient d’une époque où la mâchoire n’était pas encore apparue dans l’évolution.»

On peut donc en conclure que les poches branchiales fermées de type «lamproie» sont antérieures aux branchies de type «saumon» et de la plupart des poissons actuels. Avant de servir à croquer les proies, la mâchoire des poissons jouait en effet un rôle essentiellement respiratoire, en amenant continuellement l’eau aux branchies et en la faisant ressortir par les ouïes. Une fonction qu’elle a toujours chez les poissons d’aujourd’hui.

La disparition des sacs gonflables primitifs et l’apparition des branchies libres actionnées par la mâchoire constituent «une révolution anatomique aussi importante que l’ont été, bien plus tard, la transformation des nageoires en pattes ou, encore plus tard, celle des pattes en ailes», écrit Philippe Janvier, auteur principal de l’article de Nature.

Selon le chercheur français, ce bond évolutif a permis d'augmenter l'efficacité du système respiratoire et de réduire sa taille, laissant plus de place à la mâchoire qui, après des millions d’années d’évolution, est devenue la nôtre.

Chaque année, plus de 500 nouveaux spécimens sont découverts à Miguasha, reconnu, en 1999, Patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est là notamment qu’on avait découvert le fameux Eusthenopteron, au XIXe siècle. Cette créature mi-poisson, mi-amphibien rebaptisée le Prince de Miguasha a maintenant un cousin qui deviendra peut-être aussi célèbre que lui...

Source :
http://www.cybersciences.com


Psittacosaurus lujiatunensis (1er Août 2006)

Une nouvelle espèce de Psittacosaurus vient d'être découverte :

Psittacosaurus lujiatunensis

C'est la 17ème espèce de ce genre. Il a été décrit par un crâne complet et assez large comparé aux autres espèces. Découvert par Zhou, ce Psittacosauridé provient de Chine (Yixian).

Merci à Eragon et Lolo



De la moelle osseuse a été extraite de grenouilles fossiles (25 juillet 2006)
Pour la première fois au monde, des chercheurs sont parvenus à extraire de la moelle osseuse intacte de fossiles âgés de 10 millions d’années.
Les créatures qui ont fait ce don exceptionnel à la communauté scientifique sont des grenouilles nommées Rana pueyoi et des salamandres.

http://www.futura-sciences.com/img/fossile_moelle_osseuse.jpg

En 2005 des chercheurs annonçaient avoir découvert, dans un os de Tyrannosaure, des tissus préservés. A l’époque, la nouvelle avait fait grand bruit. Aujourd’hui, on apprend par le biais du journal Geology que l’exploit vient d’être renouvelé. Et plutôt deux fois qu’une, puisqu’il s’agit dans ce cas de moelle osseuse !

Les bienveillants donateurs sont des amphibiens retrouvés dans une région autrefois recouverte d’un lac, située dans la province de Teruel, en Espagne. De nos jours, ces espèces sont éteintes, mais la famille à laquelle ils appartiennent perdure encore.

Les chercheurs sont actuellement à la recherche d’ADN et de molécules organiques préservées. Dans tous les cas, cette découverte est porteuse d’espoir. Imaginons que l’on retrouve de la moelle osseuse de dinosaures ; alors, le vaste débat consistant à savoir si ces créatures étaient à « sang chaud » ou à « sang froid » pourrait être tranché.

Une question se pose : est-il possible que des fossiles déjà mis au jour recèlent en leur sein des tissus, et qu’on ne les ait pas découverts faute d’avoir brisé les échantillons ? Il faudrait demander l’avis des conservateurs de musée, qui risquent de voir d’un mauvais œil que l’on mette en pièces leurs collections !

Merci à Sylvain
Sources : Futura-Sciences, le 26/07/2006 par Christophe Olry


Umoonasaurus demoscyllus (5 Juillet 2006)
Celui-là est un Pliosauroïde d'Australie, d'assez petite taille (environ 2.5 mètres de long) ... il vivait au Crétacé inférieur.
On en connait quelques squelettes incomplets, dont au moins un crâne, qui est pourvu d'une crête.



Merci à Lolo


Nouvelle espèce découverte : Juravenator Starki
Un petit dinosaure carnassier vieux de 150 millions d'années a été mis au jour en Allemagne et a surpris les chercheurs tant par son excellent état de conservation que par l'absence de toute trace de plume qui semblait caractériser son groupe, annonce la revue Nature de jeudi.
Cet animal du Jurassique supérieur, trouvé dans les roches calcaires de Solnhofen, à l'ouest de Schamhaupten, en Bavière, était un saurien théropode (bipède) primitif de quelque 75 cm de long.
Le squelette est le mieux préservé jamais trouvé en Europe, il est complet, à l'exception du dernier tiers de la queue.
Qui est plus, il comprend sa peau fossilisée, sur laquelle les scientifiques, Ursula Görlich, de l'université allemande de Munich, et Luis Chiappe, du Muséum d'histoire naturelle de Los Angeles (Etats-Unis), ont relevé l'absence de toute empreinte d'attachement de plumes.
C'est que, selon eux, le nouveau dinosaure, qui a reçu le nom scientifique de "Juravenator starki" ("chasseur du Jura", le second mot faisant allusion à la famille Stark, propriétaire de la carrière où a été faite cette trouvaille), devait plutôt porter des plumes, à l'instar de ce qui a été observé sur des dinosaures apparentés.
"Cela montre que l'apparition des plumes chez les dinosaures était un processus plus complexe que l'on ne pensait jusqu'ici", soulignent les chercheurs. L'apparition des plumes, admettent-ils, demeure toujours obscure, mais ce fossile semble indiquer que quelques lignées de dinosaures en ont développé plus rapidement que d'autres.
Le spécialiste chinois des dinosaures Xing Xu, de l'Académie des sciences de Pékin, se demande cependant, dans un commentaire, si le fossile n'est pas celui d'un individu juvénile, mort avant que son plumage n'apparaisse.
Le gisement fossilifère de Solnhofen qui a livré cet animal est issu de la solidification de sédiments accumulés dans un ancien lagon à la fin de l'ère jurassique. Il est célèbre surtout pour avoir permis de découvrir le premier oiseau connu, l'archéoptéryx, ainsi que l'un des deux dinosaures compsognathus trouvés à ce jour, l'autre venant du sud de la France, et probablement apparentés au "chasseur du Jura".



Merci à Sylvain
Source : Wanadoo

Un cerveau fossile d'un oiseau primitif du Ks de Russie
Apparemment, on aurait retrouvé un cerveau fossilisé (le cerveau, pas un "bête" moulage endocrânien naturel) d'oiseau dans la région de Volgograd.

Une partie manque, mais on peut dire qu'il avait de grands bulbes olfactifs, le cervelet n'était vraisemblablement pas très grand. Il ressemble à celui d'Archaeopteryx, mais s'en distingue par 1 haut niveau de spécialisation.
Les sens de l'odorat, de la vue et de l'ouïe étaient fortement développés, peut-être était-il actif le soir ou la nuit ???

PS: l'article est en russe, donc on devra attendre la traduction en français...

Merci à Nicolas
Source : Dinonews, Tikémi

Découverte d'un nouveau mammifère : Castorocauda lutrasimilis
Un nouveau mammifère remarquablement bien conservé vient d'être découvert
Et il vient des mêmes dépôts que Pedopenna ...
Découvert au Jurassic Jiulongshan la formation en Mongolie Intérieure par Qiang Ji qu'il la ramené à l'Université Nanjing. Il se vante d'avoir trouvé la plus vieille fourrure fossile.
Castorocauda lutrasimilis faisait environ 20 cm de long, et pesé environ 500 g. Cela le fait l'un des plus grand mammifère jamais trouvé dans la période du Jurassique.




Merci à Nicolas
Pour plus d'informations : New Scientist  (anglais)