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La fabuleuse histoire des Iguanodon de Bernissart
Bernissart, commune de la province de Hainaut en Belgique, est située à la frontière française sur les bords des anciens marais de la Haine et de l'Escaut. L'origine du nom de ce village serait due à des travaux de défrichement (le "sart" est un lieu inculte couvert d'une végétation sauvage) effectués en ce lieu par un certain Bernier. Le document le plus ancien citant le nom de Bernissart date de 1216, mais l'on sait que déjà dès le Paléolithique, des hommes habitaient ce territoire. En 1892, il a en effet été trouvé une pointe de lance en silex et un tronçon de hache taillée datant de cette époque au lieu-dit Champ-de-la-Grande-Croix. Mais ce village d'environ 3000 habitants et d'une superficie de 546 hectares (sans tenir compte de la fusion des communes de Bernissart, Harchies, Blaton, Pommeroeul et Ville-Pommeroeul en 1977) serait resté méconnu si une découverte paléontologique extraordinaire n'avait été faite à la fin du siècle dernier. En effet, en mars 1878, des mineurs de la fosse Sainte-Barbe trouvaient un fantastique gisement d'iguanodons.


Le petit village de Bernissart rendit célèbre par ses Iguanodons

Situation géographique et géologique de Bernissart

Bernissart est située à une altitude variant de 19 à 32 m, le sol s'inclinant légèrement vers le Sud. Mais dans ce "plat pays", on a l'œil attiré par une série de petites "collines" couvertes de végétation et par quelques ruines qui reflètent la géologie de la région et qui témoignent de l'activité passée de cette région : l'extraction du charbon. Bernissart se trouve en effet sur la bordure septentrionale du grand bassin houiller franco-belge.
Les "collines" ne sont que d'anciens terrils : élévations superficielles constituées par l'accumulation des stériles rejetés par le triage et le lavage du charbon, les cendres et les scories des chaudières de la mine, les matériaux provenant de l'avancement des galeries. Dans cette région, certains terrils ont été arasés et leur matériel a été utilisé pour la construction d'autoroutes. Les ruines sont les anciens chevalements des puits de mine et les anciens bâtiments de la fosse. Il subsiste également d'autres témoins : les corons qui étaient les habitations des mineurs appelés aussi "gueules noires".


La mine de Bernissart au début du siècle dernier

A Bernissart, le charbonnage a cessé toute activité le 1er octobre 1926. Le puits Sainte-Barbe où furent découverts les iguanodons a été creusé en 1845, mis en exploitation en 1849 et fermé en 1921 après plusieurs inondations qui firent des victimes.

Histoire géologique de la région de Bernissart

Au cours de l'époque du Carbonifère, il y a environ 300 millions d'années, la région était couverte de lagunes littorales. Dans ces zones marécageuses, pendant environ 20 millions d'années, il s'est accumulé une épaisseur de 2000 m de terrains houillers sur un socle constitué de calcaires marins d'âge dinantien (340 millions d'années). Ensuite, des mouvements tectoniques importants vont provoquer des déformations violentes et les reliefs ainsi créés vont subir une forte érosion. La région va demeurer exondée pendant la fin de l'ère primaire et une partie de l'ère secondaire (de 290 à 140 millions d'années). Au début du Crétacé, il y a environ 130 millions d'années, se déposent sur les sédiments carbonifères des terrains continentaux constitués de sables et d'argiles appelés wealdiens. Ces derniers se retrouvent actuellement au sein du houiller dans des sortes de cheminées ou puits naturels encore appelés failles circulaires ou crans sur le mode de formation desquels nous reviendrons. Le cran du Midi qui livra les iguanodons est un puits de ce type qu'il fallut traverser pour retrouver les couches de charbon.
La mer ne reviendra qu'au Crétacé moyen (100 millions d'années) pour déposer la meule de Bernissart : des calcaires organo-détritiques silicifiés. Au Crétacé supérieur (90 millions d'années), se forment le tourtia (un poudingue à ciment marneux), les dièves (des marnes) et les fortes-toises (des marnes crayeuses à concrétions siliceuses). Les termes : "tourtia, dièves et fortes-toises" sont des termes attribués par les mineurs à ces morts-terrains qu'ils devaient traverser avant d'atteindre le charbon. Après le Crétacé, la mer se retira. Au cours du Tertiaire (60 millions d'années), elle fera une rapide et dernière incursion pour déposer des sables fins glauconifères. Les alluvions quaternaires de la Haine constituent la couverture superficielle.

De nombreux scientifiques se sont préoccupés de l'origine des puits naturels rencontrés lors de l'exploitation du charbon et cela plus particulièrement après la découverte des iguanodons. On pense qu'ils sont dus à l'effondrement progressif des terrains houillers dans des cavités formées dans le calcaire dinantien sous-jacent par les eaux courantes. Ces puits sont remplis de bas en haut par des débris de houille, de schistes et de grès houillers et par des roches wealdiennes.
L'exploitation des richesses du sous-sol de Bernissart débuta en 1735.


Extraction d'argiles wéaldiennes non loin de Bernissart

La découverte des iguanodons
Nous sommes en mars 1878, les mineurs de Bernissart se rendent comme chaque matin à la fosse Sainte-Barbe et descendent à 322 m sous le sol pour extraire un charbon de qualité moyenne : du charbon demi-gras propre à la fabrication du coke. Deux mineurs, Jules Créteur et Alphonse Blanchard, ne se doutent pas que grâce à eux l'Institut royal des Sciences Naturelles de Belgique sera doté d'une des plus grandes collections paléontologiques du monde.

Cette inoubliable aventure est relatée par Jules Créteur dans une lettre datée du 16 juin 1908 pour requérir, en vain, une pension auprès du Ministre de l'Industrie et du Travail : "... à peine notre boyau était-il entamé que nous remarquâmes que nous n'étions plus en terrain charbonnier et que nous rencontrâmes des argiles, des pierres et des débris de tout genre, produisant une forte odeur de marécage; nous pénétrâmes ainsi dans une faille où les coups d'eau sont à redouter et lorsque nous eûmes fait un avancement d'une dizaine de mètres avec nos pics, nous découvrîmes quelque chose de plus insolite encore. Ce que nous avions devant nous, était trop noir pour être de la pierre, trop dur pour être du bois. Les morceaux que nous détachions ressemblaient à des tronçons de perches, d'un bois noirci… curieux et intrigué, je voulus me rendre compte de ce que nous venions de traverser au prix de grands efforts, et je trouvai que les tronçons, tous de même grosseur, étaient noirs, lisses, lourds, très durs et qu'ils offraient l'apparence de côtes plus arrondies que celles de nos bœufs… Le surveillant Destrebecq, étant venu peu après, m'écouta avec attention, examinant à son tour, et me dit de recueillir tous les morceaux et d'en remplir un panier pour le bureau…".
La littérature présente plusieurs versions quant aux dates et à l'attitude des différentes personnes devant cette trouvaille. On cite ainsi les noms du porion Motuelle et du chef-porion Cyprien Ballez qui n'auraient pas pris la chose au sérieux. L'ingénieur Latinis et Monsieur G. Fagès, Directeur-général, auraient tout d'abord eu la même attitude. En tout cas, les auteurs semblent unanimes sur un fait : le docteur Lhoir, médecin attaché à l'exploitation, fut le premier à identifier ces "fameux objets" comme des fragments d'os et non comme du bois pétrifié. Cette "détermination" se fit au café Dubruille proche de la fosse. Le célèbre géologue F.L. Cornet fut alerté, là encore il y a des divergences en ce qui concerne les dates. Mais il semble certain qu'il n'arriva à Bernissart que le 8 avril 1878, car il avait pensé qu'il s'agissait d'un poisson d'avril. Le 7 mai 1878, P.J. Van Beneden, Professeur à l'Université de Louvain, fut le premier à identifier ces fossiles comme appartenant aux Dinosauriens (iguanodons). Le directeur-général, G. Fagès, contacta C. Arnould, ingénieur principal des mines du Hainaut, le 12 avril 1878. Ce dernier alerta E. Dupont, Directeur du Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique qui envoya sur place L. De Pauw, son adjoint et collaborateur.
L. De Pauw s'installa donc à Bernissart pour extraire ce trésor paléontologique et une nouvelle aventure allait commencer pour les iguanodons.

L'extraction des iguanodons

L. De Pauw descendit dans la mine tous les jours à 5h30 du matin avec les mineurs qui étaient sous ses ordres, et il ne remontait que vers 12h30. Cette extraction qui dura trois ans ne fut pas sans danger. En août 1878, il y eut un tremblement de terre qui bloqua l'équipe dans une galerie pendant deux heures. En octobre 1878, l'eau inonda la mine et il fallut tout abandonner. Ce n'est qu'en mai 1879 que les travaux purent être repris.
Lors de l'extraction, un gros problème se posa, mais il fut vite résolu par De Pauw. En effet, les ossements qui contenaient de grandes quantités de pyrite se désagrégeaient à l'air (la présence de pyrite fit d'ailleurs que les mineurs Créteur et Blanchard avaient d'abord cru qu'il s'agissait de troncs d'arbres remplis d'or). Ainsi pour éviter la destruction des fossiles, on isola des blocs qui renfermaient non seulement des ossements mais également leur gangue argileuse. Ces blocs étaient ensuite enduits de plâtre, puis entourés de cercles de fer et enfin recouverts d'une seconde couche de plâtre. La position de chaque bloc était soigneusement notée afin que les os assemblés ultérieurement appartiennent bien à un même individu. Au fur et à mesure de leur extraction, les blocs fossilifères allaient prendre le chemin de Bruxelles. Trente sept tapissières transportèrent, au pas lent des chevaux, 600 blocs d'un poids total de 130 000 kg dont 35 000 kg de plâtre et plus de 2000 kg d'armature de fer.
Le Conseil d'Administration du Charbonnage fit don de cette découverte à l'Etat belge et accepta d'assumer les frais d'extraction qui se sont élevés à 1 million de francs. Mais pour avoir fait une aussi grande découverte paléontologique, le charbonnage dut payer une amende de 26 000 francs à l'Etat belge parce qu'il avait extrait des iguanodons au lieu d'extraire du charbon. En outre, le charbonnage refusa, sous la pression du gouvernement belge, une offre très intéressante faite par le gouvernement français. Ce dernier avait, peu de temps après la découverte, proposé à l'administration du charbonnage la somme de 1 million de francs or pour obtenir un seul squelette complet.


(L'équipe de Louis Dollo reconstituant un Iguanodon en 1880, dans la chapelle Saint-Georges.
Les os étaient suspendus à un échafaudage par des cordes dont on modifiait la longueur afin de trouver la position supposée la plus naturelle.
Certains ossements contenaient plus d'un kg. de pyrite.
Pour éviter leur détérioration, après enlèvement de la pyrite, ils étaient plongés dans un bain de colle de menuisier.)

Les iguanodons à Bruxelles

Après l'arrivée à Bruxelles de l'étrange convoi d'iguanodons, il restait encore quelques problèmes à résoudre.
Il fallut tout d'abord trouver de la place et la place manquait déjà au Musée. On ne pouvait pas les mettre dans le réduit de l'ancienne Ecole centrale. Ainsi le gouvernement accorda le transfert du Musée au Parc Léopold dans un bâtiment construit pour une communauté religieuse. Et c'est ainsi que les iguanodons entrèrent au couvent. Le roi Léopold II fit construire en 1893 l'aile Sud du Musée où les iguanodons prirent place. On peut penser que sans eux le Musée devenu en 1948 l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique n'aurait pas acquis l'importance qu'il a actuellement. dés la fin du montage du premier iguanodon celui ci fut exposé a l'air libre dans la cour centrale de la mine de Bernissart.


(dés la fin du montage du premier iguanodon celui ci fut exposé a l'air libre dans la cour centrale de la mine de Bernissart.

Un autre problème se posa : la conservation des ossements qui se désagrégeaient à l'air. Pour cela, d'une part, on maintint la salle d'entrepôt dans des conditions de chaleur et de d'humidité constantes. D'autre part, on plongea chaque morceau dégagé de sa gangue argileuse dans de la colle bouillante additionnée d'acide sulfureux, d'alcool et d'essence de clous de girofle. Après le séchage, on nettoyait complètement les os et on bouchait les interstices avec des feuilles d'étain.
Ensuite, il fallut procéder au montage des iguanodons. Ce fut naturellement une opération délicate. Etant donné leur taille (5 à 6 m), on édifia, dans la chapelle Saint Georges du Palais de Nassau, un système compliqué d'échafaudages, de poutres et de cordages. Cinq ans après la découverte, en 1883, le premier iguanodon fut entièrement reconstitué et exposé dans la cour de l'ancien Musée d'Histoire naturelle, place du Musée à Bruxelles. On vint l'admirer en foule. On dit que les naturalistes bruxellois qui ne disposaient d'aucun modèle se servirent de l'ossature d'un kangourou et de celle d'une autruche.


Présentation des iguanodons de Bernissart en 2000 dans l'ancienne vitrine datant des années 1930

La préparation, le montage et la description des fossiles de Bernissart nécessitèrent un quart de siècle de travail.
Mais les aventures des iguanodons n'étaient pas terminées. Alors qu'ils s'étaient parfaitement conservés pendant 125 millions d'années, après 30 années d'exposition à l'air et à des températures variables, les os s'effritaient et les supports s'oxydaient. En 1932, le Directeur du Musée, Monsieur Van Straelen alerta le ministre responsable. L'opinion publique fut partagée. Au Parlement, "Iguanodophiles" et "Iguanodophobes" s'affrontèrent. Mais finalement en novembre 1933, un crédit de 750 000 francs fut accordé pour effectuer des travaux de restauration. Les différentes pièces des squelettes furent conduites à "l'hôpital" c'est-à-dire l'atelier de Paléontologie du Musée. Cette première opération fut effectuée avec grand soin. Ensuite pour solidifier les ossements, on les immergea pendant deux fois quarante huit heures dans une solution alcoolique de schellac, une variété de gomme laque. Il faut préciser qu'un squelette d'iguanodon comprend environ 1200 éléments. La restauration des dinosaures commença en décembre 1935 et fut achevée en août 1936. Puis il fallut procéder au remontage. Et il est plus facile de démonter que de remonter. Cependant et cela relève de l'exploit, ce remontage se fit en 9 jours. Finalement, on enferma les dinosaures dans d'immenses verrières qui ont une température et une hygrométrie constantes. Les iguanodons de Bernissart étaient hors de danger.

Il faut toutefois signaler que de nouvelles interventions furent nécessaires au cours de la deuxième guerre mondiale, la chute d'éclats d'obus ayant endommagé les verrières.,


Présentation des 3 iguanodons restés en Belgique en 2006 dans la petite salle en 2006 ici "Marie antoinette"

dans les Années 2000 un projet germa dans la tête des muséologues..il fut question de redonner "vie" aux iguanodons... pas au sens réel mais de leur donner une nouvelle vitrine, de les présenter sous un nouveau jour, les travaux furent entrepris et pendant ceux ci, les iguanodons partirent en Espagne (Barcelone) pour une exposition destinée a ces bêtes fantastiques... l'holotype, accompagné de deux autres iguanodon (de "Marie antoinette" et du "Mantelli, rebaptisé depuis "Iguanodon Atherfieldensis") dont un qui fut monté en "gisement" , ils furent présentés dans une salle anexe pour la joie des visiteurs. aprés le retour d'Espagne des iguanodons ceux ci furent démontés et tout notre cheptel fur restauré par les paléontologues de l'Institut Royal avant le montage final dans la toute nouvelle vitrine installée dans la salle Janlet , ils y sont présentés dans leur nouvel écrin depuis le 27 octobre 2007.


Montage du "petit gisement" dans la salle annexe par les paléontologues de l'institut


Un des iguanodon de Bernissart au Musée de Barcelone avant son retour vers la Belgique

La faune et la flore de Bernissart

Quand on parle du gisement wealdien de Bernissart, on a tendance à ne parler que des iguanodons. Mais il ne faut pas oublier la faune et la flore associées qui présentent aussi un grand intérêt scientifique.
Il a été récolté dans ce gisement : 22 exemplaires complets d'iguanodons ainsi que des membres isolés, 6 tortues de petite taille (4 à 18 cm), 1 carnassier prédateur, plusieurs crocodiles, 1 amphibien, les restes de 3000 poissons, 1 insecte, des végétaux très nombreux mais peu variés : des fougères et de rares conifères, des coprolithes (excréments fossiles).
Deux espèces d'iguanodons furent récoltées : Iguanodon mantelli (1 seul exemplaire) déjà connu et I. bernissartensis, une nouvelle espèce dédiée, comme on peut le constater, au village de Bernissart. Les noms spécifiques d'autres organismes — plus petits — furent dédiés à quelques membres du conseil d'administration : Hylaeoneura lignei, un insecte, Hylaeobatrachus croyi, un amphibien, Chitracephalus dumoni, un reptile, Peltochelys duchasteli, un reptile. A. G. Fagès, Directeur-général, il fut dédié un crocodile de 0,66 m de longueur : Bernissartia fagesi.
Le mineur Jules Créteur fut le seul à ne retirer aucun bénéfice de cette extraordinaire découverte. Il ne lui sera même pas dédié une seule espèce alors que peut-être sans son sens de l'observation, cette découverte serait passée inaperçue. On imagine en effet les faibles moyens d'éclairage de l'époque. Il est possible, d'après certains auteurs, que déjà en 1877, des restes d'iguanodons auraient pu être récoltés mais on n'y a pas prêté attention.
Jules Créteur tentera, 30 ans plus tard, d'obtenir une maigre pension de l'état, mais en vain. Il n'aura qu'une médaille d'ouvrier industriel. Pauvre il vécut, pauvre il mourut… En ce qui concerne son collègue Alphonse Blanchard, on peut penser que sa destinée fut identique. il est a notter que dans les années 1950 la monnaie de 50 centimes Belge fut frappée a l'éffigie de Jules créteur.


Face arrière de la monnaie de 50 centimes Belge frappée dans les années 1950 a l'effigie de Jules Créteur

Les iguanodons

Les iguanodons sont des dinosaures ornithischiens herbivores appartenant à l'ensemble des ornithopodes connus depuis le Jurassique moyen jusqu'au Crétacé inférieur.
Les iguanodons pouvaient atteindre 11 m de longueur et avoir un poids de 5 tonnes. Ils se déplaçaient en position bipède ou plus volontiers, quadrupède. La main est intéressante par son aptitude probable à saisir, et surtout à cause de son pouce, réduit à une seule phalange très allongée et pointue et qui devait être une arme efficace. On connaît pratiquement tout le squelette de l'iguanodon et on lui a attribué des traces de pas, des coprolithes (excréments fossilisés) et des débris de peau.
Le mystère du gisement de Bernissart
Au Crétacé inférieur, dans la région de Bernissart, au bord d'un très grand delta lagunaire et marécageux, régnait un climat tropical à végétation composée surtout de fougères. Un arrière-pays de collines montrait des forêts de conifères. Là vivaient à côté d'iguanodons toute une faune comprenant de nombreuses espèces de poissons, une salamandre, des crocodiles, des tortues et un autre dinosaure, le mégalosaure carnivore.
L'amoncellement des restes d'iguanodons et autres vertébrés à Bernissart a suscité des explications diverses. On peut y voir une mort brutale et collective due à une catastrophe quelconque ou une simple accumulation progressive avec concentration au cours du temps et bénéficiant de possibilités de conservation exceptionnelles.


Le nouveau Gisement et la nouvelle galerie des Dinosaures à l'Institut Royal des sciences Naturelles de Belgique.

Montage des iguanodons en gisement 2007
durant 900 jours l'ancienne salle de l'évolution fut fermée pour cause de travaux, en effet cette salle se trouvant dans l'aile "janlet" (du nom de son architecte, cette espace, fut créé à l'époque dans le pur style "1900") comprenaient notamment les deux grandes vitrines des iguanodons de Bernissart. dans cette salle les visiteurs pouvaient également voir des mosasaures, la faune de la période glacière de Belgique et l'évolution humaine... divisés en différents secteurs et replacés dans d'autres contextes une partie de ces thèmes on étés déplacés vers d'autres salles d'exposition de notre Muséum. le maître mot est donc "modernisation" ce vaste espace "janlet" complètement rénové sera destiné uniquement aux dinosaures, pas uniquement aux iguanodons qui restent notre fierté nationale, mais aussi aux autres dinosaures Européen et extra-européen, nos missions et campagnes de fouilles seront également mis a l'honneur avec par exemple la présentation de l'olorotitan, dinosaure lambéosauriné de Russie découvert par notre équipe... Une maquette 3D à été réalisée pour ce projet grandiose, les équipes de muséologie, techniciens et Paléontologues travaillent main en main pour pouvoir réaliser, "la plus grande galerie de dinosaure d'Europe".



La nouvelle gallerie des Iguanodons en octobre 2007
Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Une partie de ces iguanodons seronts aussi présentés en position de "Gisement" l'équipe de paléontologie de l'IRSNB réalise actuellement le montage d'un nouveau gisement des iguanodons de Bernissart, ces iguanodons seront placés couchés, comme dans l'ancienne vitrine, mais dans un contexte totalement novateur, car les visiteurs pourrons déambuler sur deux niveaux différents, et admirer nos iguanodons sous tout les angles... depuis le 27 octobre 2007 le misée est a nouveau accésible et les visiteurs peuvent enfin admirer ces joyaux patrimoine de la Belgique ainsi que les autres dinosaures exposés dans la nouvelle galerie.