Bienvenue sur Gigadino !
Forum                             T'chat                             Livre D'or                             Me contacter
 

     Paléontologie
   

     Littérature
  Documentaires :

Romans :
- Jurassic Park

Bandes desinnées
- Jurassic Park ; la BD du film
 
 
      Films & DVD
 

- Jurassic Park
- Le Monde Perdu
- Jurassic Park III
- Dinosaure
- S
ur la Terre des Dinosaures
- L'incroyable aventure de Big Al
- Prehistoric Park

Coffrets et objets dérivés

- Jurassic park - Trilogie Ultimate Collection

 
 
     Jeux videos
  Super Nes :
- Jurassic Park

Game Cube :
- StarFox Adventure
- Turok Evolution

Xbox :
- Dino Crisis 3
- Jurassic Park : Opération Genesis
Turok Evolution

GBA :
- Jurassic Park III : Dino Attack

Ordinateur :
- Zoo Tycoon : Dinosaur Digs
- Turok Evolution
- Jurassic Park : Opération Genesis
 

Extra
   
Le Jurassique
Voici une représentation d'un paysage typique du Jurassique
Voici une représentation d'un paysage typique du Jurassique

Alexander von Humboldt proposa, en 1795, le terme de «calcaire ou terrain du Jura» pour désigner la série à dominance calcaire des monts du Jura. Sa place stratigraphique au sein du Secondaire, entre le Trias et le Crétacé, fut établie par Ami Boué. C’est en 1829 qu’Alexandre Brongniart érigea cet ensemble lithologique en système, sous le nom de Jurassique.
La durée de la période jurassique est de 70 millions d’années (de – 205 à – 135 Ma). On la divise en trois parties – le Jurassique inférieur, ou Lias , le Jurassique moyen, ou Dogger , le Jurassique supérieur, ou Malm  – et en onze étages, qui ont été choisis principalement en Grande-Bretagne, en France et dans le Jura souabe.

Plis et éboulements dans les calcaires argileux du jurassique au dessus de Bourg d'Oisans.
Plis et éboulements dans les calcaires argileux du jurassique au dessus de Bourg d'Oisans.

Dans les domaines épicontinentaux d’Europe, le système jurassique constitue un cycle complet, mais dans les chaînes alpines il y a continuité avec le Trias comme avec le Néocomien (début du Crétacé). Le problème des limites se trouve ainsi posé. Au sommet du Jurassique, le terme Purbeckien  désigne un faciès continental ou laguno-lacustre qui signale des émersions contemporaines du Portlandien; dans les Alpes, le terme Tithonique  désigne un faciès calcaire compréhensif qui groupe une partie du Kimméridgien, le Portlandien et la base du Berriasien. Au début du cycle, le Rhétien est maintenant rattaché au Trias, pour des raisons d’affinités faunistiques, après avoir provoqué de longues polémiques. En France, cet étage ne dépasse guère l’extension du Keuper, qui est fait de sédiments salins, faciès prétendu à tort «régressif». Les apports plus détritiques, à dents de poissons et à avicules, peuvent marquer aussi bien un changement de climat qu’une modification des lignes de rivage: c’est la notion même de transgressivité qui est en cause. Ce caractère particulier du Rhétien est très local et ne peut servir d’argument déterminant pour exclure cette formation du Trias.

À l’échelle du globe, l’Amérique du Sud est encore liée à l’Afrique, mais Madagascar, l’Inde et l’Australie se sont déjà séparées du Gondwana. L’Australie reste assez proche du pôle Sud, alors que l’ensemble Amérique-Afrique a nettement migré vers le nord (fig. 1). L’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie sont encore unies, l’Atlantique nord ne devant s’ouvrir qu’au Crétacé supérieur, mais de vastes transgressions épicontinentales se développent à partir de la mer boréale et de la Téthys, isolant la Fennoscandie et le continent asiatique au Jurassique moyen. La transgression se fait d’abord lentement, par ouverture des mers à sédimentation saline du Trias. Le climat est toujours chaud, et des bassins en cul-de-sac déposent encore des sels (golfe du Mexique, Maroc, Aquitaine, Sahara). La Téthys est soumise à un régime qui constitue le prélude de l’orogenèse alpine; de vastes épanchements sous-marins (ophiolites) se déversent dans ses zones internes au Jurassique supérieur. Une phase d’émersion, portlandienne, provoque l’apparition des sédiments du type flysch.
Toutes les rives du Pacifique enregistrent une forte activité volcanique, principalement andésitique. À la fin du Jurassique, une phase orogénique puissante se manifeste; elle est surtout sensible en Amérique du Sud au Kimméridgien (phase andine) et en Amérique du Nord au Portlandien (phase névadienne). Elle est moins accentuée en Europe (phase néocimmérienne).
Dans les mers épicontinentales, la clémence du climat permet une vie exubérante: les faciès récifaux sont très répandus, les Mollusques innombrables, surtout les Ammonites et les Bélemnites qui fournissent une nourriture abondante aux Poissons, eux-mêmes exposés à des prédateurs puissants, Requins et Reptiles marins.

Deux blocs du Jurassique contenant une accumulation d'ammonites du genre Dactyloceras.
Voici deux blocs du Jurassique contenant une accumulation d'ammonites du genre Dactyloceras.

Liopleurodon et Ophtalmosaurus
Au premier plan : un Liopleurodon et un peu plus loin, un Ophtalmosaurus.
© BBC

Liopleurodon
Voici un squelette de Liopleurodon...

Ophtalmosaurus
et d'un Ophtalmosaurus.

Sur les continents, de belles forêts fournissent encore au Lias des gisements houillers (Sibérie). Une végétation abondante alimente les grands Dinosaures herbivores, qui sont à leur apogée, pendant que les Mammifères se différencient, mais sont bloqués dans leur évolution, de multiples biotopes étant occupés par des Reptiles particulièrement bien adaptés. L’Archéoptéryx marque l’avènement des Oiseaux.