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Les dinosaures : sang chaud ou sang froid?

Aujourd'hui les mammifères sont dominants par rapport aux reptile, et la raison de cette supériorité provient de ce qu'ils ont le << sang chaud >>. Le terme plus approprié est homéothermie ( << à chaleur constante >> ), et qu'ils sont donc plus actifs et plus performants. Etant donné que les mammifères et les dinosaures ont commencé leur évolution en même temps, l'homéothermie aurait dû donner l'avantage aux mammifères, il devaient être aussi << compétitif >> que les mammifères et donc, eux aussi, homéothermiques. Cet argument est indubitablement solide et d'une logique parfaite, mais l'homéothermie des dinosaures est loin d'être prouvée.
La température corporelle des dinosaures (qu'on ne pourra jamais connaître avec certitude) est devenue l'une des questions principales de la paléontologie de ces dernières années. Robert T. Bakker a défendu son opinion avec obstination et de manière à peu près solitaire depuis bien plus de dix ans. En fait, qu'il ai tort ou raison (l'opinion la plus répandue semble aller à l'encontre de ses idées), sa contribution à notre connaissance de la biologie des dinosaures, des reptile actuels et des mammifères est d'une valeur inestimable.
Comme nous venons de le voir, le point capital de l'argumentation de Bakker réside dans la constatation de la simultanéité de l'apparition des dinosaures et des mammifères à la fin du Trias. Considérant que les mammifères actuels (homéotherme) constituent un groupe dominant par rapport aux reptiles (poïkilothermes - leur température variant avec celle du milieu), on peut, pour expliquer les événements à la fin du Trias, imaginer que els dinosaures devaient être homéothermes pour être aussi performants que les mammifères. Partant de cette hypothèse, Bakker entreprit une recherche systématique de tous les indices disponibles sur les fossiles afin de prouver que les dinosaures étaient homéothermes.
Posture des dinosaures - Les dinosaures sont caractérisés par leurs membres dressés sous le corps, qui leur assurent un démarche plus efficace. Ils diffèrent en cela des reptiles actuels qui présentent encore la posture rampante, ou semi-rampante, membres éloignés, des faces latérales du corps. Dans la faune actuelle, les seuls animaux ressemblant sur ce point aux dinosaures sont les mammifères et les oiseaux qui sont hostéodermes. L'idée de Bakker est que seul les animaux produisant leur propre chaleur sont capables de marcher de cette manière, donc, les dinosaures devaient être homéothermes.
Il existe deux versions légèrement différentes de cette argumentation. Le professeur Ostrom propose que, au-delà de la simple position dressée des membres, la possibilité d'une démarche bipède (attitude adoptée par de nombreux dinosaures, certains mammifères actuels et tous les oiseaux) constitue un caractère important à mettre en relation avec l'homéothermie. Une autre hypothèse, ayant toujours trait à la posture, est fondée sur la hauteur de la tête par rapport au coeur. La posture dressée va de pair avec un cou plus allongé, portant la tête plus en hauteur. Prenons un exemple extrême avec le dinosaure Brachiosaurus : le coeur devait être capable de faire remonter le sang tout au bout du cou, jusqu'à la tête. Pour envoyer le sang à cette distance, le coeur devait gérer une pression sanguine très importante. Si, comme chez les reptiles actuels, le coeur n'est pas complètement cloisonné, séparant circulation pulmonaire et circulation corporelle, la pression nécessaire pour alimenter le corps et la tête aurait causé l'éclatement des fins vaisseaux pulmonaires. Le Brachiosaurus devait donc posséder un coeur complètement cloisonné, de manière à ce que la pression sanguine fût plus faible au niveau des poumons que dans le reste du corps. Seuls les mammifères et les oiseaux actuels, tous deux homéotherme possèdent un tel coeur ; puisque les dinosaures avaient vraisemblablement un coeur complètement cloisonné, ils durent être homéothermes.


Chez le crapaud, le sang désoxygéné (en bleu) arrive au coeur où il se mélange (en mauve) avec le sang oxygéné (en rouge). Chez les reptiles, au coeur incomplètement cloisonné, les sangs ne s'en mêlent que très peu, bien qu'une valve permette ce mélange dans certaines conditions. Enfin, chez les homéothermes, mammifères et oiseaux (et peut être les dinosaures ?) le coeur est complètement cloisonné, interdisant tout mélange. C'est le système circulatoire le plus efficace.

Cette série de résonnements semble apporter la preuve de l'homéothermie chez les dinosaures. Cepandant, on y a opposé la remarque suivante : ce n'est pas parce que les dinosaures avaient une démarche dressée que cela implique qu'il étaient homéothermes ; leurs membres verticaux n'ont pu être qu'un caractère anatomique leur permettant d'augmenter leur taille (d'aussi gros animaux ne peuvent, mécaniquement, avoir des membres rampants) ; et que dire du caméléon actuel qui est poïkilotherme et utilise la démarche dressée ?