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Extra
   
La faune et la Flore du Trias
Le Trias a été ainsi nommé pour désigner les 3 grandes formations qui en Allemagne caractérisent cette période : Buntsandstein, Muschelkalk et Keuper (vocabulaire emprunté à des carriers allemands et signifiant respectivement grès bigarré, calcaire coquillier et calcaire bariolé).

Après la grande extinction du Permien, le Trias est un point de départ pour de nouvelles formes de vie. Il introduit notamment la fantastique diversité des reptiles de l'ère secondaire. A l'extrême fin apparaissent les mammifères.


Vue du Trias , dessin par Caren Carr

La Pangée commence à se disloquer, et sa fragmentation s'accompagne de montées de laves qui atteignent une épaisseur considérable en Afrique du Sud et au Brésil. C'est à cette époque ou se déposent les premiers matériaux rocheux qui serviront à la construction de la chaîne alpine
L'Europe jouit d'un climat où des périodes chaudes et plus humides alternent.

En Europe, on distingue 3 types de Trias :
· à l'ouest, un Trias continental où se déposent des grès rouges qui résultent de l'érosion des massifs hercyniens,
· à l'est, un Trias marin franc, le Trias mésogéen, bien représenté sur l'emplacement des futures Alpes,
· et, entre ces deux zones, un Trias germanique correspondant à des dépôts de mer peu profonde.

Dans ces différents types de Trias, on trouve des sédiments évaporitiques.
Parfois, ces roches salifères (sel gemme, anhydrite, gypse), tout comme celles du Permien, constituent des diapirs ou dômes de sel.

 

La flore

flore continentale ,de manière générale, est dominée par les gymnospermes, en particulier par les préspermatophytes qui connaissent leur apogée. Les fougères sont en régression. Pendant le Trias, en Arizona (USA), sous un climat chaud, de vastes forêts très denses et surtout constituées d'araucariales se développent.

A la suite de cataclysmes, les arbres sont abattus et entraînés par des cours d'eau dans de vastes plaines alluviales. Ils sont rapidement recouverts de sédiments sableux très fins et imprégnés d'eau riche en oxyde de fer et silice. Celle-ci se fixe sélectivement sur le bois mort, remplace la matière ligneuse et crée ainsi des fossiles durs et denses reproduisant exactement la structure interne du bois. L'oxyde de fer donne la couleur rouge caractéristique aux sédiments.
Actuellement, l'érosion détruit les argiles et grès, les anciens dépôts de sable mal consolidés, et découvre, au milieu d'un plateau désertique, les troncs silicifiés qui résistent à l'usure grâce à leur grande dureté. Dans les mers chaudes, les algues vertes prolifèrent. Seules ou associées aux coraux (invertébrés) qui ne réapparaîtront qu'au Trias moyen avec les hexacoralliaires, elles s'accumulent pour construire des calcaires.

 
Gymnosperme, gingko

Les invertébrés

Parmi les invertébrés, les bivalves et les gastéropodes ont été les moins décimés
Parmi les céphalopodes, les ammonoidés commencent ici, avec les cératites, une irrésistible ascension qui fera des ammonites les principaux marqueurs stratigraphiques du Mésozoïque. La plupart des cératites s'éteindront avant la fin du Trias.

 
Un céphalopode du Trias

Chez les brachiopodes, il y a de nouveaux venus avec les rhynchonelles et les térébratules.
Les échinodermes, eux aussi, ont subi de grandes pertes à la fin du Permien. Mais les oursins réguliers se développent et de nouveaux crinoïdes prolifèrent. Parmi ces derniers, l'espèce la plus connue est l'Encrinus liliiformis dont les articles constituent les calcaires à entroques.

 
Ceratite du Trias

Les vertébrés

Les poissons sont peu variés, les chondrichthyens sont représentés par les tout derniers xénacanthiformes et par les hybodontiformes, très nombreux.

Chez les ostéichthyens, les très importants actinoptérygiens voient la dominance des formes holostéennes avec des animaux d'aspect varié. Les coelacanthes sont plus abondants qu'auparavant. Les dipneustes ont une vaste répartition mais sont très peu diversifiés avec une forme (Ceratodus) semblable à l'une des espèces actuelles.

Parmi les amphibiens, les temnospondyles, très diversifiés, persistent jusqu'à la fin de la période. Certains ont une tête courte et large avec de très grosses orbites, d'autres ont de très petites orbites dans un crâne allongé et très plat qui peut atteindre plus d'un mètre chez Mastodonsaurus. Triadobatruchus est probablement un ancêtre direct des anoures (grenouilles).
Déjà très dominants, les reptiles sont connus par de nombreuses formes exclusivement marines à pattes transformées en palettes. On distingue deux types, les synaptosauriens, très diversifiés à cou plus ou moins long et les ichthyosauriens à allure de dauphin.

 
Le Trias, dessin par Caren Carr

Sur terre ferme, les diapsides dominent. Ils sont représentés par le groupe des éosuchiens et par ses descendants, les rhynchocéphales et les squamata (lézards et serpents). Chez ces derniers, il y a des formes à tendance aquatique (Tanystropheus) et des animaux "planeurs" (Kuhneosaurus).
c'est à cette période que la vague écrasante des archosauriens débute. Ceux-ci, connus d'abord par le groupe ancestral des thécodontes, sont surtout carnivores et d'aspect varié avec parfois de faibles tendances au bipédisme. Dès les deux tiers de cette période, on trouve leurs descendants principaux, les "dinosaures", saurischiens et ornithischiens. Ils diffèrent par la construction de leur bassin et ils atteignent déjà 8 m de long. A cette époque, ils se répartissent également entre carnivores et herbivores. Les tendances bipèdes sont souvent plus nettes que chez les thécodontes.

 
Mastodontosaurus du Trias

Déjà très dominants, les reptiles sont connus par de nombreuses formes exclusivement marines à pattes transformées en palettes. On distingue deux types, les synaptosauriens, très diversifiés à cou plus ou moins long et les ichthyosauriens à allure de dauphin.

Paléogéographie et évolution tectonique au Trias

Depuis le Carbonifère supérieur et la fermeture sur sa partie ouest d'un vaste océan est-ouest appelé Paléotéthys, la majeure partie des terres émergées est regroupée en un seul supercontinent appelé Pangée. Ainsi au Trias inférieur, la terre ressemble à une sorte de "Pac-Man" avec la bouche ouverte vers l'est. La "machoire" supérieure est appelée Laurasia, la partie inférieure Gondwana et il baigne dans un vaste océan appelé Panthalassa (toute la mer). La Paléotéthys (l'océan qui forme donc l'espace dans la bouche) continue de se refermer à l'est pendant tout le Trias. Sa fermeture par subduction en direction du nord crée une succession de petits océans (appelés bassins d'arrière-arc) dont on observe aujourd'hui les sédiments principalement en Europe de l'Est (bassins dit de Hallstatt, Meliata, Maliak et Küre). Au Permien, certaines terres se sont séparées de la marge nord du Gondwana et ont commencé à dériver vers le nord. Ce sont des parties de la Turquie, de l'Iran, de l'Afghanistan, du Tibet et de la Chine du Sud. Ce chapelet de grandes îles est appelé continents Cimmériens; ils vont entrer en collision ave la Laurasia au Trias supérieur engendrant l'orogénèse cimmérienne. Le Trias supérieur voit aussi se développer une importante province magmatique qui recouvre aujourd'hui le Maroc et la Nouvelle-Angleterre aux États-Unis. Ce volcanisme est précuseur de l'ouverture de l'Atlantique central qui va suivre.

Si donc le Trias est remarquable pour son calme tectonique en europe occidentale et notamment en France, son histoire à l'est de la frontière austro-suisse est plutôt agitée. C'est aussi dans les montagnes entre le Tyrol et la Chine du sud, qu'on trouvera les plus importants dépôts du Trias et où sa stratigraphie moderne a été définie.

Climatologie du Trias

Le Trias inférieur en Europe occidentale est marqué par d'importants dépôts de roches évaporitiques. Les principales mines de sel de Suisse (Mines de Bex), d'Autriche (Hallstatt), d'Allemagne et de Lorraine proviennent de dépots sédimentaires triassiques. De plus aucun sédiment glaciaire n'est connu au Trias. Ce sont donc des signes d'un climat chaud qui perdurera pendant toute la période. La taille importante du supercontinent Panga devait modérer l'influence de l'océan sur son climat et il devait y avoir de grand déserts ainsi que d'importantes zones de climat continental.

Evolution de la vie

Le Trias débute par définition après la plus grande extinction d'espèces vivantes dans l'histoire de l'évolution de la vie sur terre, celle de la limite Permien/Trias. Le Trias se termine par une autre des 5 plus grandes extinctions. Entre ces deux repères nets, le Trias inférieur est marqué par une lente et difficile rediversification des espèces après la catastrophe. Il est aussi probable que l'environnement encore instable ait provoqué plusieurs petites extinctions qui ont marqué des arrêts dans la rediversification. Le Trias moyen est une époque stable qui observe le retour de systèmes écologiques complets et complexes, notamment les récifs qui étaient absents du Trias inférieur. Le Trias supérieur est marqué par une succession de petites crises touchant à chaque fois différentes communautés (la faune benthique)

 
Un scorpion du Trias, celui ci n'a pratiquement pas évolué

la faune pélagiques, la flore terrestre, les dinosaures), crises entrecoupant des périodes de stabilité et qui vont amener à la grande crise de la limite Trias/Jurassique.
Trois types d'organismes marquent donc le Trias : des survivants de la Limite Permien/Trias (P/T), des groupes qui vont exploser mais qui auront une durée de vie limitée et des nouveaux groupes qui domineront tout le Mésozoïque.

L'environnement marin est marqué par l'établissement au Trias moyen des types modernes de coraux après l'extinction des formes paléozoïques à la limite Permien/Trias. Un type d'algues calcaires (tubiphytes) va créer également d'importants récifs mais ce groupe s'éteindra presque totalement pendant le Trias supérieur. Les ammonites vont se rediversifier et redevenir abondantes à partir d'une seule lignée survivante de la limite P/T. Des bivalves pélagiques seront également localement très abondants. Les conodontes, important groupe pour la datation des roches, s'éteindront complètement à la limite Trias-Jurassique. Les poissons, qui ont subi peu de pertes à la limite P/T, montrent une grande stabilité. Les reptiles marins (notamment les ichthyosaures, plésiosaures, placodontes) vont se développer, devenir communs au Trias moyen et atteindre des tailles énormes au Trias supérieur. Le principal changement dans les océans sera l'apparition au Trias supérieur du plancton à coquilles calcaires et du nanolancton. Cette apparition va modifier profondément tant l'écologie et la chaîne alimentaire océanique que la chimie marine.

Sur terre, les survivants de la limite P/T que sont les lycophytes dominent encore au Trias inférieur avant de laisser leur place aux cycades, ginkgophyta (qui ne sont plus représentés actuellement que par Ginkgo biloba) et les glossoptérides. Puis les Spermatophytes, ou plantes à graines vont dominer la flore et dans l'hémisphère nord les conifères vont se multiplier.

Différents groupes d'amphibiens vont se succéder tout au long du Trias en se maintenant avec succès. Chez les reptiles, les Archosaures vont progressivement remplacer les reptiles synapsides qui ont dominé le Permien.

Au Carnien, des cynodontes vont donner naissance aux premiers mammifères. En même temps, les Ornithodira, qui étaient un groupe peu significatif avec des espèces de petites tailles, vont évoluer vers les ptérosaures et une partie des dinosaures. Les Lepidosauria (serpents et lézards) apparaissent au Carnien, ce sont plus précisément les Sphenodontia qui ne comptent plus aujourd'hui que deux espèces en danger d'extinction dans quelques îles de Nouvelle-Zélande. Les premières tortues vont apparaître au Norien.

 
Courbe du nombres de familles de mammifères, copyright : futura sciences

Le cours de l'évolution des dinosaures s'inscrit dans celui de l'histoire de la Terre. Au cours du Mésozoïque, la structure de la planète change radicalement. La Pangée du Trias se disloque sous l'effet de la tectonique des plaques, et les masses continentales s'écartent les unes des autres. Une des conséquences de ce phénomène de dérive, communément appelé la "dérive des continents", est l'isolement de groupes entiers de dinosaures sur les différents continents. De ce fait sur chacun d'eux séparé maintenant par un ou plusieurs océans, l'évolution suit son cours dans un isolement plus ou moins marqué.

 
Dent de platéosaurus, Dinosaure du Trias

En outre, les variations du niveau des océans, mènent à la création de mers épicontinentales (la Mer du Nord, la Manche sont des mers épicontinentales de l'Océan Atlantique), peu profondes, mais qui constituent des barrières aux migrations d'animaux terrestres. Le résultat de cette isolement, fait que de la faune assez uniforme du Trias, on passe à une différenciation de plus en plus poussée entre les différentes espèces.

 
Corail syringophora du Trias

A la fin du Jurassique, on constate encore des ressemblances assez étroites entre les dinosaures africains, européens, et nord-américains, car l'Océan Atlantique n'est pas encore ouvert. A cette époque, cependant, un bras de mer sépare l'Europe de l'Asie, où se développe une faune dinosaurienne particulière. Plus tard, vers le milieu du Crétacé, des échanges de population auront lieu entre l'Asie et le continent américain, par l'actuel détroit de Bering, ce qui amènera des modifications sensibles dans la composition de la faune locale. Dans un tel contexte paléographique fluctuant, l'histoire des "assemblages" de dinosaures entre la fin du Trias et celle du Crétacé se révèle complexe et passionnante.

Un des facteurs les moins compris dans l'évolution des dinosaures, est sans doute celui du climat. Comme on l'a dit plus haut, les dinosaures ne sont pas considérés comme des reptiles "comme les autres". Si aujourd'hui les reptiles de grande taille comme les crocodiles, grands serpents, lézards, ou tortues géantes, ne peuvent vivre que dans dans les régions chaudes du globe, à cause de leur physiologie, rien ne permet d'affirmer qu'il en ait été de même pour les dinosaures. D'après les théories actuelles, ils ne craignaient ni la sécheresse, ni le froid. Les climats du Mésozoïque n'étaient certes pas ceux d'aujourd'hui, dans la mesure où il n'existait pas de calottes glacières aux pôles. Cela n'exclut pas une différence de climat entre l'équateur et les régions arctiques et antarctiques. Un certain nombre de découvertes au Spitzberg, en Alaska, en Sibérie, ont révélé la présence de dinosaures dans les régions qui au Mésozoïque se trouvaient au-delà du cercle polaire.

Les données paléoclimatiques, fondées notamment sur les plantes fossiles, indiquent que ces régions étaient moins froides qu'aujourd'hui, mais que le climat n'y était pas pour autant très chaud. Dans plusieurs de ces faunes polaires, on ne trouve pas de reptiles à "sang froid", tels que tortues, serpents ou crocodiles, mais les dinosaures sont bien présents. La conclusion qui s'impose, c'est qu'ils étaient nettement moins assujettis aux climats chauds que les reptiles actuels. On peut penser, qu'ils avaient un métabolisme plus proche de celui des animaux à "sang chaud" et témoigne de leur faculté à coloniser pratiquement tous les milieux terrestres au Mésozoïque. Le Trias est l'élément primordial du développement des dinosaures , une période ayant durée 47 millions d'années

Réalisé en collaboration avec Dinoland